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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 11:02

 

Le signe de la croix.

- Un autre symbole remarquable du culte romain, c'est le signe de la croix. Dans le système romain, on le sait, le signe de la croix et l'image de la croix sont tout. On ne peut dire aucune prière, rendre aucun culte, on ne peut rien faire, pour ainsi dire, sans l'usage constant du signe de la croix. La croix est regardée comme le grand moyen d'enchantement, comme le grand refuge au moment du danger, comme la ressource infaillible contre toutes les puissances des ténèbres. On adore la croix avec tout le respect qui n'est dû qu'au Très-Haut ; et l'appeler devant un véritable disciple de Rome, de son nom scripturaire, l'arbre maudit, est une offense mortelle. Dire que cette superstition du signe de la croix, ce culte rendu par Rome à une croix de bois ou de métal ait pu résulter de la parole de Paul : "Dieu me garde de me glorifier en autre chose qu'en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ crucifié", est une pure absurdité, un vain subterfuge, Jamais les vertus magiques attribuées au signe de la croix, jamais le culte qu'on lui rend n'ont eu une pareille origine ! Ce même signe que Rome fait aujourd'hui était en usage dans les Mystères Babyloniens ; le paganisme l'employait pour les mêmes desseins mystiques, il l'entourait des mêmes honneurs.

 

Sans titre5 Fig. 43

Ce qu'on appelle maintenant la croix du christianisme, n'était nullement à l'origine un emblème chrétien, c'était le Tau mystique des Chaldéens et des Égyptiens, la vraie forme première de la lettre T, l'initiale du nom de Tammuz, qui, en hébreu, est absolument la même que dans l'ancien Chaldéen ; on la trouvait sur les monnaies, mine dans la figure n°1 (fig. 43); et en Étrurien et en Copte, comme dans les figures n°2 et 3. Le Tau mystique était marqué au moment du baptême sur le front de ceux qu'on initiait aux mystères et on l'employait de bien des manières différentes comme le plus sacré des symboles. Pour identifier Tammuz avec le soleil, on le joignait quelquefois au cercle du soleil, comme dans la figure n°4, quelquefois on le plaçait dans le cercle, comme dans la figure n°5. Peut-être la croix de Malte que les évêques romains ajoutent à leur nom comme symbole de leur dignité épiscopale n'est autre chose que cette même lettre ; cependant on peut en douter. Mais ce qui est hors de doute, c'est que cette croix de Malte est un symbole formel du soleil.  Le Tau mystique, symbole de la grande divinité, était appelé le signe de vie ; on le portait sur le cœur comme une amulette 4 ; on le reproduit sur les vêtements officiels des prêtres, comme sur ceux des prêtres de Rome ; les rois le portaient à la main, comme signe de leur dignité ou de l'autorité qu'ils tenaient de la divinité. Les Vierges Vestales de la Rome païenne le portaient suspendu à leurs colliers, comme le font aujourd'hui les religieuses. Les Égyptiens faisaient de même, et plusieurs des nations barbares, avec lesquelles ils étaient en rapport, le faisaient aussi, comme le témoignent les monuments Égyptiens. Parlant des ornements de quelques-unes de ces tribus, Wilkinson dit. "La ceinture était parfois richement ornée : hommes et femmes portaient des boucles d'oreille; souvent ils avaient une petite croix suspendue à un collier, ou au col de leur vêtement" Cette dernière coutume ne leur était pas spéciale; cette croix était aussi attachée ou peinte sur les robes de Rotnno, on peut en voir des traces dans les ornements de luxe de Rebo, ce qui montre qu'elle était déjà en usage au XVe siècle avant l'ère chrétienne .

- II n'y a presque pas de tribu païenne où l'on ne trouve la croix. Elle était adorée par les Celtes païens longtemps avant l'incarnation et la mort de Christ. "C'est, dit Maurice, un fait remarquable et bien confirmé, que les Druides avaient coutume de choisir dans leurs bois l'arbre le plus grand, le plus beau, pour en faire un emblème de leur divinité; ils coupaient les petites branches, et attachaient deux des plus fortes à la plus haute partie du tronc, de telle manière que ces branches s'étendaient  de   chaque  côté  comme  les bras  d'un homme, et présentaient avec le corps l'aspect d'une énorme croix; sur l'écorce, en plusieurs endroits, ils gravaient aussi la lettre Tau ." Elle était adorée au Mexique longtemps avant que les catholiques romains n'y eussent pénétré ; on y élevait de grandes croix de pierre, sans doute au dieu de la pluie. La croix ainsi adorée par beaucoup de nations ou regardée comme un emblème sacré, était le symbole indubitable de Bacchus, le Messie Babylonien, car il était représenté ayant sur la tête un bandeau couvert de croix.

- Ce symbole du dieu Babylonien est aujourd'hui en honneur dans toutes les immenses landes de la Tartarie, où domine le Bouddhisme, et la manière dont on l'y représente fournit un commentaire frappant du langage dont Rome se sert pour désigner la croix. Bien que la croix, dit le colonel Wilford, dans les "Recherches asiatiques", ne soit pas un objet de culte chez les Bouddhas ou Bouddhistes, c'est leur devise et leur emblème favoris.

 

- C'est absolument la croix des Manichéens, avec des fleurs et des feuilles. Cette croix qui produit des feuilles et des fleurs (et un fruit aussi, dit-on), est appelée l'arbre divin, l'arbre des dieux, l'arbre de la vie et de la connaissance, produisant ce qui est bon et désirable, et se trouve dans le Paradis terrestre (fig. 46). Comparez ceci avec la manière dont Rome parle de la croix et vous verrez combien la coïncidence est exacte.

Sans titre6-copie-1

 

Fig. 46: Les deux croix à gauche sont des étendards de nations païennes et barbares de l'Orient. Entre les 2 croix Bouddhistes on remarque la croix noire qui est le Tau sacré des Égyptiens, ou le signe de vie. 

 

Dans l'office de la croix, elle est appelée l'arbre de vie, et on enseigne à ses adorateurs à l'invoquer ainsi : "Salut, ô croix, bois triomphal, véritable salut du monde, de tous les arbres il n'en est point un seul dont les feuille, les fleurs, les boutons puissent être comparés aux tiens ! Ô croix, notre seule espérance, augmente la justice de l'homme pieux, et pardonne les fautes du pécheur." Peut-on croire en lisant le récit scripturaire de la crucifixion, que ce récitait jamais pu se transformer en cette bizarrerie de feuilles, de fleurs et de boutons, qu'on trouve dans l'office romain. Mais si on considère que la croix Bouddhiste, comme celle de Babylone, était l'emblème certain de Tammuz, qui était connu comme la branche de gui, ou celui qui guérit tout, il est facile de voir pourquoi l'initiale sacrée est couverte de feuilles, et pourquoi Rome, en l'adoptant, l'appelle, le "remède qui maintient la santé, guérit les maladies et fait ce que le pouvoir seul de l'homme ne pourrait jamais faire." Or ce symbole païen paraît s'être introduit tout d'abord dans l'Église chrétienne d'Égypte et dans l'Afrique entière. Une déclaration de Tertullien vers le milieu du IIIe siècle montre à quel point l'Église de Carthage était alors infectée du vieux levain. L'Égypte en particulier, qui n'a jamais été entièrement évangélisée, semble avoir, la première, introduit ce symbole païen. La première forme de ce qu'on appelle la croix chrétienne, découverte en Égypte sur des monuments chrétiens, est évidemment le Tau païen, ou signe de vie égyptien […]

                       

                               Le Souverain Pontife.

 

- Le don du ministère est l'un des plus grands que Christ ait fait au monde. C'est à ce sujet que le Psalmiste, prophétisant l'ascension de Christ, parle dans ce langage élevé, de ses glorieux résultats : "Tu es monté en haut, tu as emmené des captifs en captivité ; tu as reçu des dons pour les hommes, même pour les rebelles, afin que l'Éternel demeurât parmi eux."              (Ps. 68 : 19). L'Église de Rome, à son origine, possédait le don céleste du ministère et du gouvernement scripturaire ; "sa foi était alors célèbre dans le monde entier", ses œuvres de justice étaient riches et abondantes. Mais dans un jour de malheur, l'élément Babylonien s'introduisit dans son ministère, et désormais ce qui devait être une bénédiction devint une malédiction. Depuis ce moment, au lieu de sanctifier l'homme, elle n'a servi qu'à le démoraliser, et à faire de lui "deux fois plus l'enfant de l'enfer" qu'il ne l'aurait jamais été si elle l'eut simplement laissé à lui-même.

S'il en est qui s'imaginent qu'il y a une vertu secrète et mystérieuse dans une succession apostolique venant par la papauté, qu'ils considèrent sérieusement le caractère réel des ordres du pape et de ceux de ses évêques et de son clergé. Depuis le pape jusqu'au moindre membre du clergé, tout, on peut le montrer, est entièrement babylonien. Le collège de cardinaux avec le pape en tête est exactement la contrepartie du collège païen des pontifes avec son "Pontifex Maximus" ou le Souverain Pontife qui avait existé à Rome depuis les temps les plus reculés, et qui, on le sait, était formé sur le modèle du grand concile de pontifes de Babylone. Le pape prétend aujourd'hui à la suprématie dans l'Église comme successeur de Saint Pierre, auquel, dit-on, Nôtre-Seigneur a exclusivement confié les clefs du royaume des cieux. Mais voici un point important : avant que le pape ne fût investi de ce titre qui, pendant mille ans, avait désigné le pouvoir des clefs de Janus et de Cybèle, aucune prétention à cette prééminence ou à quoi que ce soit de semblable ne fut proclamé, sous prétexte qu'il était le possesseur des clefs remises à Pierre. Les évêques de Rome, il est vrai, montrèrent de bonne heure un esprit fier et ambitieux ; mais pendant les trois premiers siècles leurs prétentions à des honneurs particuliers se fondaient simplement sur la dignité de leur siège, qui était celui de la ville impériale, la capitale du monde Romain. Cependant quand le siège de l'empire fut transporté en Orient, et que Constantinople menaça d'éclipser Rome, il fallut bien chercher de nouvelles raisons pour maintenir la dignité de l'évêque de Rome. Ces raisons on les trouva, lorsque vers 378, le pape devint héritier des clefs qui étaient les symboles des deux divinités païennes bien connues à Rome. Janus avait une clef, Cybèle avait aussi une clef et ce sont là les deux clefs que le pape porte dans ses armes comme emblème de son autorité spirituelle. Comment le pape en vint-il à être considéré comme jouissant du pouvoir de ces clefs ? On le verra plus loin ; mais il est certain qu'à l'époque dont nous parlons l'opinion populaire lui attribua ce pouvoir. Lorsque, aux yeux des païens, il eut occupe la place des représentants de Cybèle et de Janus, et qu'il eut le droit de porter leurs clefs, le pape vit que s'il pouvait faire seulement croire aux chrétiens que Pierre seul avait le pouvoir des clefs et qu'il était le successeur de Pierre, la vue de ces clefs entretiendrait l'illusion, et que si la dignité temporelle de Rome en tant que cité venait à baisser, sa dignité personnelle d'évêque de Rome serait plus solidement établie que jamais. C'est évidemment de cette façon qu'il a procédé. Un certain temps s'écoula, et alors quand le travail secret du mystère d'iniquité eut préparé le terrain, le pape affirma pour la première fois sa suprématie, fondée sur les clefs données à Pierre. Vers 378, il s'éleva à la position que lui donnait aux yeux des païens le pouvoir de ces clefs. Ce fut en 431, et non point auparavant, qu'il prétendit ouvertement à la possession des clefs de saint Pierre. Il y a là évidemment une coïncidence frappante. Le lecteur demandera-t-il comment on pouvait croire à une prétention si peu fondée ? Les paroles de l'Écriture sur ce même sujet, donnent une réponse claire et satisfaisante : "Parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés... C'est pourquoi Dieu leur enverra un esprit d'erreur, en sorte qu'ils croiront au mensonge." (2 Thess. 2 : 10-11). Il y a peu de mensonges aussi grossiers ; mais avec le temps, ce mensonge fut pourtant cru, et de même qu'on adore aujourd'hui la statue de Jupiter avec la conviction que c'est la vraie statue de Pierre, ainsi on a dévotement cru pendant des siècles que les clefs de Janus et de Cybèle représentaient les clefs du même apôtre.                 L'infatuation seule a pu faire croire aux chrétiens que ces clefs étaient l’emblème d’un pouvoir exclusivement donné par Christ au pape par le moyen de Pierre ; mais il est facile de voir comment les païens devaient se rallier autour du pape avec empressement quand ils l'entendaient fonder son pouvoir sur la possession des clefs de Pierre. Les clefs que portait le pape étaient les clefs d’un Pierre bien connu des païens initiés aux mystères chaldéens. Que Pierre ait jamais été évêque de Rome, c'est là, on l'a prouvé bien des fois, une fable grossière. Il est même fort douteux qu’il n’ait jamais mis les pieds à Rome. Sa visite à cette ville n'est fondée sur aucune autorité sérieuse. Seul, un écrivain de la fin du IIe siècle ou du commencement du IIIe, l'auteur de l'ouvrage appelé les Clémentines, nous dit gravement qu'à l'occasion de cette visite, ayant trouvé là Simon le magicien, l'apôtre le défia de lui donner une preuve de son pouvoir miraculeux ou magique, sur quoi le sorcier s'envola dans les airs, et Pierre le fit descendre avec une telle hâte qu'il se cassa une jambe. Tous les historiens sérieux ont rejeté bien vite l'histoire de cette rencontre de l'apôtre et du magicien comme manquant absolument de preuves contemporaines ; mais comme la visite de Pierre à Rome est fondée sur la même autorité, elle demeure ou tombe avec elle ; du moins, on ne doit l'admettre que comme extrêmement douteuse. Mais si tel est le cas pour le Pierre du christianisme, il est facile de prouver d'une manière indubitable qu'avant l'ère chrétienne il y avait à Rome un Pierre qui occupait la plus haute place dans la prêtrise païenne. Le prêtre qui expliquait les mystères aux initiés était quelquefois appelé d'un nom grec, "le Hiérophante", mais dans le chaldéen primitif, le vrai langage des mystères, son nom prononcé sans les points voyelles, était Pierre, c'est-à-dire l’interprète. Rien n'était plus naturel que ce prêtre, interprète et révélateur de la doctrine ésotérique des mystères, portât les clefs des deux divinités dont il dévoilait les desseins secrets.

 - C'est ainsi que nous pouvons voir comment les clefs de Janus et de Cybèle furent plus tard regardées comme étant les clefs de Pierre l'interprète des mystères. Bien plus, nous avons la preuve la plus décisive que dans les contrées séparées l'une de l'autre et éloignées de Rome, ces clefs étaient connues des païens initiés non seulement comme étant celles de Pierre, mais comme étant celles d'un Pierre identifié avec Rome […]

Quand le pape eut des rapports étroits avec le sacerdoce païen, quand les païens furent enfin placés sous son contrôle, comme nous le verrons, quoi de plus naturel que de chercher non seulement à réconcilier le paganisme et le christianisme, mais à montrer que le païen Peter-Roma, avec ses clefs, signifiait Pierre de Rome, et que ce Pierre de Rome était le véritable apôtre auquel le Seigneur Jésus donna "les clefs du Royaume de Dieu ?" Ainsi par une simple confusion de mots, des personnes et des choses essentiellement différentes étaient confondues le paganisme et le christianisme étaient mêlés ensemble afin de servir l'ambition croissante d'un prêtre corrompu ; ainsi, pour les chrétiens aveuglés de l'apostasie, le pape devint le représentant de Pierre l'apôtre, tandis que pour les païens initiés : il n'était que le représentant de Pierre, l'interprète de leurs fameux mystères !

C'est ainsi que le pape fut la contrepartie exacte de Janus à la double figure. Oh ! Quelle profonde signification de l'expression scripturaire, "le Mystère d'iniquité", appliquée à la papauté !

 - Le lecteur pourra comprendre maintenant comment le grand Concile d'État du pape qui assiste ce dernier dans le gouvernement de l'Église, a été appelé le collège des cardinaux. Le mot cardinal vient de Cardo, gond. Janus, dont le pape porte la clef, était le dieu des portes et des gonds, et on l'appelait Patulcius et Clusius, celui qui ferme et celui qui ouvre. C'était un sens blasphématoire, car on l'adorait à Rome comme le grand Médiateur. Quelle que fût l'entreprise qu'on allait tenter, la divinité qu'on allait invoquer, il fallait avant tout adresser une invocation à Janus, qui était reconnu comme le dieu des dieux. Sa mystérieuse divinité combinait les caractères de Père et de Fils et sans elle aucune prière ne pouvait être exaucée ; la porte du ciel même ne pouvait s’ouvrir. C'est ce dieu qu'on adorait si généralement en Asie Mineure quand notre Seigneur envoya par Jean son serviteur les sept messagers de l'Apocalypse aux Églises de cette région. Aussi dans un de ses ordres le voyons-nous repousser tacitement l'assimilation profane de sa dignité à celle de ce dieu, et réclamer ses droits exclusifs à la prérogative attribuée généralement à son rival : "Écris aussi, écris à l'ange de l'église de Philadelphie : Voici ce que dit celui qui est saint, le véritable, qui a la clef de David, qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n'ouvre." (Apoc. 3 : 7). Or, c'est à ce Janus, comme médiateur adoré en Asie Mineure et aussi à Rome dans les premiers siècles, qu'appartenait le gouvernement du monde, il avait, suivant les païens, tout pouvoir dans le ciel, sur terre et sur mer. À ce titre, il avait dit-on, jus vertendi cardinis, le pouvoir de tourner les gonds, d'ouvrir les portes des cieux, ou d'ouvrir et de fermer dans le monde les portes de la paix et de la guerre. Le pape, s'instituant grand-prêtre de Janus, prit aussi jus vertendi cardinis, le pouvoir de tourner les gonds, d'ouvrir et de fermer dans un sens blasphématoire et païen. Ce pouvoir fut tout d'abord affirmé insensiblement et avec prudence, mais une fois les fondements jetés, l'édifice du pouvoir papal fut solidement établi, siècle après siècle. Les païens qui voyaient quels progrès le christianisme de Rome faisait vers le paganisme sous la direction du pape, étaient plus que contents de reconnaître que le pape possédait ce pouvoir; ils l'encouragèrent joyeusement à s'élever de degré en degré au faîte de ses prétentions blasphématoires qui convenaient au représentant de Janus, prétentions qui, on le sait, sont maintenant, grâce au consentement unanime de la chrétienté apostat de l'Occident, reconnues comme inhérentes à la charge d'évêque de Rome. Il fallait cependant une coopération extérieure pour permettre au pape de s'élever à la suprématie du pouvoir auquel il prétend. Quand son pouvoir se fut accru, quand sa domination se fut étendue, et surtout quand il fut devenu un souverain temporel, la clef de Janus devint trop lourde pour sa main, il eut besoin de partager avec un autre le pouvoir du gond. C'est ainsi que ses conseillers privés, ses hauts fonctionnaires d'État, associés avec lui pour le gouvernement de l'Église et du monde, reçurent le titre aujour­d'hui bien connu de cardinaux, les prêtres du gond. Ce titre avait déjà été porté auparavant par les grands officiers de l'empereur Romain qui, en qualité de Pontifex Maximus, avait été lui-même un représentant de Janus, et avait transmis ses pouvoirs à ses créatures. Même sous le règne de Théodose, empereur chrétien de Rome, le premier ministre portait le titre de cardinal. Mais aujourd'hui le nom et le pouvoir que ce nom comporte avec lui ont depuis longtemps disparu de chez tous les fonctionnaires civils des souverains temporels ; et seuls ceux qui aident le pape à porter la clef de Janus pour ouvrir et fermer, sont connus sous le nom de cardinaux, prêtres des gonds.

 

- J'ai dit que le pape devint le représentant de Janus qui, nous le savons, n'était autre que le messie Babylonien. Si le lecteur considère seulement les prétentions orgueilleuses de la papauté, il verra combien elle a emprunté à l'original. Dans les contrées où le système Babylonien s'est développé le plus complètement, nous trouvons le souverain pontife du dieu Babylonien investi des mêmes attributs que le pape. Appelle-t-on le pape "dieu de la terre, vice-dieu, vicaire de Jésus-Christ" ? Le roi d'Égypte qui était souverain pontife, nous dit Wilkinson, était regardé avec le plus grand respect comme le représentant de la divinité sur la terre. Le pape est-il infaillible, et l'Église de Rome, en conséquence, se vante-t-elle de n'avoir jamais changé et d'être incapable de changer ! Il en était de même pour le pontife chaldéen et le système qu'il patronnait. Le souverain pontife, dit l'écrivain que nous venons de citer, était réputé incapable d’erreur ; aussi avait-on le plus grand respect pour la sainteté des anciens édits ; c'est là sans doute l'origine de cette coutume "qui ne permettait pas de changer les lois des Mèdes et des Perses". Le pape reçoit-il l'adoration des cardinaux ? Le roi de Babylone comme souverain pontife était adoré de la même manière. Les rois et les ambassadeurs sont-ils tenus de baiser la semelle du pape ? Cette coutume aussi est copiée sur le même     modèle ; car le professeur Gaussen, citant Strabon Hérodote s'exprime ainsi : "Les rois de Chaldée portaient aux pieds des sandales que les rois vaincus avaient l’habitude de baiser." Enfin le pape est-il appelé du nom de "sa sainteté" ? C'est ainsi qu'on appelait à Rome le pontife païen. Ce titre paraît avoir été commun à tous les pontifes. Symmaque, le dernier représentant païen de l'empereur romain comme souverain pontife, s'adressant à l'un de ses collègues ou pontifes comme lui, à propos d'un grade auquel il allait être promu, lui dit : "J'apprends que votre sainteté (sanctitatem tuam) va être désignée par les saintes lettres."

Si nous avons maintenant restitué les clefs de Saint-Pierre à leur légitime possesseur, la chaire de Saint-Pierre doit suivre la même destinée. Cette chaire si renommée vient de la même origine que les clefs en croix. La même raison qui poussa le pape à prendre les clefs chaldéennes le poussa naturellement aussi à prendre possession de la chaire vacante du souverain pontife païen. Comme le pontife, par la vertu de ses fonctions, avait été le Hiérophante ou interprète des mystères, sa chaire avait le même droit à être appelée chaire de Pierre que les clefs païennes à être appelée clef de Pierre. Ce fut précisément ce qui arriva […]

 (Suite et fin Part8)

 

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