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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 10:37

                                            Extrême-onction.

 

- La dernière fonction que l'Église de Rome remplit pour les vivants est l'extrême-onction ; par cette cérémonie elle les oint au nom du Seigneur après les avoir confessés et absous, et elle les prépare ainsi pour leur dernier et mystérieux voyage. La raison de cette onction des mourants est ouvertement empruntée à l'ordre de l'apôtre Jacques au sujet de la visite aux malades; mais si on lit toute la péricope, on verra qu'un pareil usage ne pouvait jamais provenir d'un conseil apostolique, mais bien d'une origine entièrement différente : "Quelqu'un est-il malade parmi vous, dit Jacques (V, 14), qu'il appelle les anciens de l'Église et qu'ils prient pour lui, l'oignant d'huile au nom du Seigneur, et la prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera." Or, il est évident que cette prière et cette onction avaient en vue la guérison des malades. Les apôtres, pour établir les fondements de l'Église chrétienne, étaient investis, par leur grand Roi et Maître, de pouvoirs miraculeux, pouvoirs qui n'étaient donnés que pour un temps et destinés à disparaître, comme les apôtres eux-mêmes le déclaraient en les exerçant (I Cor. 13 : 8). Ces pouvoirs étaient journellement exercés par les anciens de l'Église lorsque Jacques écrivait son épître, et cela pour la guérison des corps, à l'exemple de Notre Seigneur lui-même. L'extrême-onction de Rome, comme le montre l'expression elle-même, n'a en vue aucun objet de ce genre. Elle n'a pas en vue la guérison des malades ou leur résurrection, car on ne doit jamais l'administrer que lorsqu'il n'y a plus aucun espoir, et que la mort est imminente. Le but de l'extrême-onction étant donc complètement opposé à l'onction scripturaire, elle doit venir d'une autre source. Cette source est la même que celle où la papauté a puise tout le paganisme qu'elle contient dans son sein corrompu. Il est évident que l'extrême-onction vient des Mystères Chaldéens. L'un des nombreux noms du dieu babylonien était Beël-Samen, le seigneur du ciel qui est le nom du soleil, et naturellement aussi du dieu Soleil. Mais Beël-Samen signifie aussi le seigneur de l'huile et c'était évidemment un synonyme du nom divin, le Messie. Nous trouvons dans Hérodote une déclaration que ce nom explique parfaitement. Il nous y est dit qu'un individu a rêvé que le soleil a oint son père. Que le soleil ait oint quelqu'un, voilà une idée qui ne s'est certainement pas présentée toute seule ; mais comme le nom Beël-Samen, seigneur du ciel, signifie aussi seigneur de l'huile, il est aisé de voir comment cette idée a été suggérée. Cela explique aussi pourquoi le corps du Babylonien Bélus, flottant dans l'huile, avait été conservé dans son sépulcre à Babylone jusqu'à l'époque de Xerxès. Et c'était pour la même raison sans doute, qu'à Rome la statue de Saturne était creuse et qu'on la remplissait d'huile.

 

- Le rameau d'olivier qui, nous l'avons déjà vu, était l'un des symboles du dieu chaldéen, avait évidemment eu la même signification hiéroglyphique, car de même que l'olive représentait l'olivier, ainsi le rameau d'olivier était un emblème qui signifiait le fils de l'huile, ou l'oint (Zacharie 4 : 12, 14). Voilà pourquoi les Grecs venant devant leurs dieux dans l'attitude de suppliants cherchant à détourner leur courroux et implorant leur faveur, allaient au temple, en beaucoup d'occasions avec un rameau d'olivier à la main. Comme le rameau d'olivier était l'un des symboles consacrés de leur Messie dont la grande mission était de faire la paix entre Dieu et l'homme, de même en apportant la branche de celui qui était oint on venait pour obtenir la paix. Or, les adorateurs de ce Beël-Samen seigneur du ciel, ou le seigneur de l'huile, étaient oints au nom de leur dieu.

 

Ce n'était pas assez de les oindre avec de la salive ; on les frottait aussi avec des onguents magiques de l'espèce la plus efficace ; et par ces onguents on introduisait dans leur corps des médicaments qui tendaient à exciter leur imagination et à augmenter le pouvoir des breuvages magiques qu'ils prenaient, afin de les préparer ainsi aux visions et aux révélations des mystères. Ces onctions, dit Salverté, étaient très fréquentes dans les anciennes cérémonies. Avant de consulter l'oracle de Trophonius, on frottait tout le corps avec de l'huile. Cette préparation concourait certainement à produire la vision désirée. Avant d'être admis aux mystères des sages Indiens, Apollonius et ses compagnons furent frottés d'une huile si puissante qu'ils se sentaient comme trempés dans le feu. C'était là, ouvertement, une onction faite au nom du seigneur du ciel, et destinée à préparer ceux qu'on allait admettre à la vision de la terrible divinité. La même raison qui suggérait cette onction avant l'initiation, devait démontrer plus éloquemment encore la nécessité d'une onction spéciale, lorsque l'individu était appelé non plus en vision, mais en réalité, à contempler le mystère des mystères lors de son introduction dans le monde invisible et éternel. Ainsi le système païen se complétait naturellement de lui-même par l'Extrême-onction. Ses sectateurs étaient oints pour leur dernier voyage afin que sous la double influence de la superstition et des stimulants énergiques introduits dans leur corps par le seul moyen possible, les esprits pussent être fortifiés à la fois contre le sentiment du péché et contre les assauts du roi des épouvantements. C'est évidemment de cette source, et de cette source unique, que vient l'extrême-onction de la papauté, entièrement inconnue des chrétiens jusqu'au jour où la corruption se fut largement développée dans l'Église chrétienne.

Le Purgatoire et les prières pour les morts.

 

- Cependant l'extrême-onction n'était, après tout, qu'une misérable ressource pour une âme angoissée en présence de la mort. Rien d'étonnant, dès lors, que ceux qui avaient reçu des prêtres tout ce que l'orgueil de ces derniers consentait à leur accorder, éprouvassent le besoin de quelque chose de meilleur pour les rassurer dans l'attente de l'éternité. Aussi dans tous les systèmes, exceptés dans celui de la Bible, la doctrine d'un purgatoire après la mort, et les prières pour les morts, ont-elles toujours occupé une place. Allez où vous voudrez, dans les temps anciens comme dans les temps modernes, vous trouverez que le paganisme laisse de l'espoir après la mort, aux pécheurs qui, au moment de leur départ, ne se sentaient pas prêts pour les demeures des élus.

On a donc imaginé un état intermédiaire dans lequel, au moyen de peines expiatoires, on expierait dans un monde futur les péchés qui n'auraient pas été remis à temps sur la terre, et l'âme serait ainsi préparée pour la béatitude finale. En Grèce, la doctrine d'un purgatoire était enseignée par le chef lui-même des philosophes. Ainsi Platon, parlant du futur jugement des morts, croit à une délivrance finale, mais il affirme que parmi ceux qui sont jugés, les uns doivent aller d'abord dans un lieu souterrain, où ils recevront le châtiment qu'ils ont méri­té, tandis que les autres, après un jugement favorable, étant élevés aussitôt dans un certain lieu céleste, passeront leur temps d'une manière appropriée à la vie qu'ils ont menée sous une forme humaine. Dans la Rome païenne, le purgatoire était aussi enseigné aux païens ; mais il semble que là il n'y eût aucun espoir de n’échapper à aucune de ses peines.

Voici comment Virgile s'exprime, dans sa description de ces diverses tortures :

 

"Enfermées dans les ténèbres de leur obscure prison, les âmes ne regardent plus les cieux; et même lorsqu'au dernier jour la vie s'est retirée, les malheureux ne peut vent se dégager entièrement des maux et des souillures du corps; car dans cette longue union avec la matière, les vices en s'invétérant, ont laissé des traces presque ineffaçables : elles subissent donc des châtiments, et expient dans les supplices leurs anciennes fautes; les unes, suspendues dans les airs, sont le jouet des vents, les autres lavent dans un vaste gouffre les taches infectes de leurs crimes, ou s'épurent par le feu. Chacun de nous est soumis au châtiment réservé à ses mânes. Ensuite nous sommes envoyés dans le vaste Elysée dont les riantes campagnes n'ont que peu d'habitants ; là ils sont heureux, et après la succession des âges, après mille années révolues, le temps efface les souillures des âmes et ne leur laisse que les simples éléments du feu et la pure essence éthérée."

 

- En Égypte on enseignait la même doctrine du purgatoire. Mais dès qu'elle eut une fois pénétré dans l'esprit populaire, la porte fut ouverte à toute espèce d'extorsions sacerdotales. Les prières pour les morts ont toujours marché de pair avec le purgatoire ; mais aucune prière ne peut être entièrement efficace sans l'intervention des prêtres ; et aucune fonction du prêtre ne peut être accomplie sans un salaire spécial. Aussi voyons-nous dans tous les pays le clergé païen dévorer les maisons des veuves, et faire trafic des sentiments affectueux des parents désolés, dont la grande préoccupation est le bonheur éternel de leurs morts bien-aimés. De tous les côtés s'élève un témoignage unanime sur le caractère odieux et les dépenses de ces dévotions posthumes. Une de ces oppressions sous lesquelles gémissent les malheureux catholiques de l'Irlande, ce sont les dévotions périodiques spéciales, pour lesquelles ils sont tenus de payer lorsque la mort a enlevé un des habitants de leur maison. Non seulement il y a des services funèbres et des frais de funérailles pour le repos de celui qui est parti, au moment de l'ensevelissement, mais le prêtre visite plusieurs fois la famille dans le même but, ce qui amène des dépenses énormes. Ces dépenses commencent avec ce qu'on appelle "l'esprit du mois", c'est-à-dire un service en l'honneur du défunt un mois après sa mort. Quelque chose d'entièrement semblable se faisait en Grèce, cela est bien évident ; Muller en effet, dit dans son histoire des Doriens, que "les Argiens sacrifiaient le 30e jour après la mort à Mercure conducteur des morts ". Dans l'Inde, les services du Sràddhà, ou services funèbres pour le repos des morts, sont nombreux et onéreux ; et pour en assurer l'efficacité, on enseigne que "des offrandes de bétail, de terres, d'or, d'argent ou d'autres objets doivent être faites par la personne elle-même aux approches de la mort, ou si elle ne le peut pas, par une autre qui agit en son nom ".

Partout où nous jetons les yeux le cas est à peu près le même. En Tartarie, les Gurjumi ou prières pour les morts, dit le "Journal Asiatique" sont fort dispendieuses. En Grèce, dit Suidas, le sacrifice le plus grand et le plus coûteux était le sacrifice mystérieux appelé le "Télété", sacrifice qui, d'après Platon, était offert pour les vivants et les morts, et qui, pensait-on, les délivrait de tous les maux auxquels sont exposés les méchants lorsqu'ils ont quitté cette terre. En Égypte, les exactions des prêtres pour les frais des funérailles et des messes pour les morts étaient loin d'être une bagatelle. "Les prêtres, dit Wilkinson, entraînaient leurs fidèles à dépenser de grosses sommes pour la célébration des rites funèbres, et beaucoup de personnes, qui avaient à peine assez pour se procurer les choses indispensables à leur existence, s'efforçaient d'économiser quelque chose pour payer les dépenses de leur ensevelissement. En effet, outre les frais de l'embaumement, qui s'élèvent parfois à un talent d'argent, c'est-à-dire environ 4 000 francs, le tombeau lui même coûtait fort cher ; et on faisait beaucoup de questions sur la position de fortune du défunt, avant de faire des prières et autres services pour le repos de son âme." Les cérémonies, nous dit-il ailleurs, consistaient en un sacrifice semblable à celui qu'on offrait dans les temples ; on l'accomplissait, pour le bénéfice du défunt, en l'honneur d'un ou de plusieurs dieux (Osiris, Anubis et autres dieux infernaux) ; on lui offrait de l'encens et des libations ; on lisait quelquefois une prière, et les parents, les amis étaient là comme pleureurs. Ils joignaient même leurs prières à celles du prêtre. Celui qui officiait au service funèbre était choisi parmi les pontifes qui portaient une peau de léopard; mais l'un des prêtres inférieurs accomplissait d'autres rites variés pour les momies avant de les descendre dans le tombeau. On les célébrait aussi à certains intervalles, aussi longtemps que la famille payait pour ces cérémonies.

 

- Telle était dans la pratique la doctrine du purgatoire et des prières pour les morts chez les païens reconnus et déclarés. Sur quels points essentiels diffère-t-elle de la même pratique dans la Rome pratique ? Il y a dans l'une les mêmes extorsions que dans l'autre. La doctrine du purgatoire est purement païenne, et ne peut résister un seul instant à la lumière de l'Écriture. Pour ceux qui meurent en Christ il n'y a point de purgatoire et il n'y en a pas besoin ; car "le sang de Jésus-Christ, Fils de Dieu, nous purifie de tout péché". Si cela est vrai, comment peut-on avoir besoin d'une autre purification ? D'un autre côté, pour ceux qui meurent sans être unis personnellement à Christ, et par conséquent sans être purifiés, sans être justifiés, sans être sauvés, il ne peut pas y avoir d'autre purification ; car si "celui qui a le Fils a la vie, celui qui n'a pas le Fils n'a pas la vie", et ne pourra jamais l’avoir ! Étudiez les Écritures, et vous verrez que pour ceux qui meurent dans leurs péchés le décret de Dieu est irrévocable. Que celui qui est injuste le demeure encore, et que celui qui est souillé demeure encore souillé ! Ainsi la doctrine du purgatoire est un système de pure imposture, impudente et païenne, offensante pour Dieu, trompant les hommes qui vivent dans le péché, en leur laissant l'espoir de l'expier avant leur mort, et en leur dérobant dès maintenant leurs privilèges et leur salut. Dans le purgatoire païen, le feu, l'eau, le vent, étaient représentés (ainsi que l'indiquent les vers de Virgile) comme s'unissant pour enlever les souillures du péché. Dans le purgatoire de la papauté, même depuis l'époque de Grégoire, le feu lui-même a été le grand moyen de purification. Ainsi, tandis que les feux du purgatoire dans le monde à venir sont exactement le développement du principe symbolisé par les feux purificateurs de Baal la veille de Saint-Jean, ils forment une autre chaîne qui identifie le système de Rome avec le système de Zoroastre ou Tammuz, le grand dieu des anciens adorateurs du feu.

 

- Si donc la régénération baptismale, la justification par les œuvres, la pénitence envisagée comme satisfaction à la justice de Dieu, le sacrifice non sanglant de la messe, l'extrême-onction, le purgatoire et les prières pour les morts sont dérivés de Babylone, n'avons-nous pas le droit de dire que le système général de Rome peut s'appeler Babylonien ? Et si les raisons que nous avons données déjà sont justes, quelles actions de grâces ne Devons-nous pas rendre à Dieu qui, par notre glorieuse Déformation, nous a délivrés d'un système pareil ! Quelle faveur pour nous d'être délivrés de cette confiance en les mensonges qui ne pouvaient pas plus que le "sang des taureaux ou des boucs, nous purifier de nos péchés"! Quelle bénédiction de sentir que le sang de l'Agneau, approprié par l'Esprit de Dieu à la conscience la plus souillée, la purifie entièrement des souillures du péché ! Comme notre reconnaissance devrait être profonde quand nous savons que dans toutes nos épreuves et nos détresses, "nous pouvons venir avec confiance au trône de grâce, non pas au nom d'une créature, mais au nom du Fils éternel et bien-aimé de Dieu ; et que ce Fils nous est présenté comme le sacrificateur le plus tendre et le plus compatissant, sensible à nos infirmités, ayant été semblable à nous en toutes choses, excepté le péché"! Certainement, tout en nous inspirant une vive compassion pour les pauvres esclaves de la tyrannie papale, cette pensée devrait nous "maintenir fermes dans la liberté à laquelle nous avons été appelés, et nous aider à nous conduire comme des hommes, afin que ni nous ni nos enfants ne retombions jamais sous le joug de la servitude"[…]

Les lampes et les cierges.

- Un autre trait caractéristique du culte romain, c'est l'emploi des lampes et des cierges. Si la Madone et l'enfant sont mis dans une niche, il leur faut une lampe qui brûle devant eux ; pour célébrer une messe, même en plein jour, il faut allumer des cierges sur l'autel ; de même une grande procession est incomplète s'il n'y a pas de cierges allumés pour en embellir le pompeux spectacle. L'usage de ces lampes et de ces cierges vient de la même origine que tout le reste de la superstition papale. La même raison qui fit représenter le cœur par du feu lorsqu'il devint un emblème du Fils incarné, fit naître l'usage des lampes et des cierges allumés dans le culte de ce Fils ; car suivant les rites établis par Zoroastre, c'est ainsi qu'on adorait le dieu Soleil. Quand chaque Égyptien, à un jour fixé, était tenu d'allumer une lampe en plein air sur sa porte, c'était un hommage rendu au soleil qui avait caché sa gloire en revêtant une forme humaine. Quand aujourd'hui les Yezidis du Kourdistan célèbrent chaque année leur fête des lampes allumées, c'est aussi en l'honneur du Sheik Shems, ou du soleil. Or, ce qui se faisait sur une grande échelle dans des occasions importantes, se faisait également dans le culte individuel : chacun allumait des lampes et des cierges devant son dieu favori. À Babylone, cette coutume était fort répandue, si l'on en croit le livre de Baruch. "Les Babyloniens, dit-il, allument devant leurs dieux des lampes innombrables, bien plus qu'ils ne le font pour eux-mêmes, quoique les dieux ne puissent en voir une seule, et qu'ils soient aussi insensibles que les poutres de leur maison.»

 

- Dans la Rome païenne on pratiquait la même coutume. Licinius, empereur romain, avant de se battre avec Constantin, son rival, convoque une réunion de ses amis dans un bois épais, offre des sacrifices à ses dieux et leur allume des cierges ; en même temps dans son discours il leur déclare que s'ils ne lui font pas remporter la victoire sur Constantin son ennemi et le leur, il se verra forcé d'abandonner leur culte et de ne plus allumer de cierges en leur honneur. Dans les processions païennes à Rome, les cierges figuraient partout. Dans ces solennités, (dit le Dr. Middleton invoquant l'autorité d'Apulée), dans ces solennités le magistrat en chef siégeait souvent en robe de cérémonie, assisté des prêtres en surplis avec des cierges à la main, portant sur un trophée ou "thensa", les statues de leurs dieux revêtues de leurs plus beaux vêtements. Ils étaient ordinairement suivis de l'élite de la jeunesse en vêtements de toile blanche ou en surplis, chantant des hymnes en l'honneur des dieux dont ils célébraient la fête, accompagnés de personnes de toute sorte qui étaient initiées à la même religion ; tous avaient à la main des flambeaux ou des cierges. Or, cette coutume d'allumer des lampes et des cierges en plein jour est si entièrement et si exclusivement païenne que nous trouvons des écrivains chrétiens comme Lactance au IVe siècle, qui montrent l'absurdité de cette pratique, et se moquent des Romains "qui allument des cierges pour Dieu comme s'il vivait dans l'obscurité ". Si cette coutume avait déjà tant soit peu pénétré chez les chrétiens, Lactance ne l'aurait jamais tournée en ridicule comme une coutume particulière au paganisme. Mais ce qui lui était inconnu à l'Église chrétienne au commencement du IVe siècle commença bientôt après à s'y introduire, et forme aujourd'hui l'une des particularités les plus frappantes de cette communion qui se vante d'être la mère et la maîtresse de toutes les Églises.

 

- Si Rome emploie à la fois les lampes et les cierges dans les cérémonies sacrées, il est certain cependant qu'elle attribue à ces derniers, bien plus encore qu'à tout autre objet, une vertu extraordinaire. Jusqu'à l'époque du Concile de Trente, voici comment elle priait la veille de Pâques, à la bénédiction des cierges. "Nous t'invoquons dans tes œuvres, sainte veille de Pâques, et nous offrons très humblement ce sacrifice à ta Majesté : voici une flamme qui n'a point été souillée par la graisse ou la chair, qui n'a pas été profanée par une huile impure : nous t'offrons avec des cœurs soumis, pleins d'un entier dévouement, une flamme produite par une mèche entourée de cire, allumée pour brûler en l'honneur de ton nom. Ce mystère si grand et le merveilleux sacrement de cette sainte veille, doivent être exaltés avec les louanges qui leur sont dues." Si on remarque avec quel accord unanime les nations les plus éloignées ont fait usage des cierges dans leurs rites sacrés, on verra bien qu'il y avait quelque mystère caché sous ces cierges et provenant du système original de l'idolâtrie auquel Rome a emprunté son rituel. Chez les Tongouses près du lac Baïkal en Sibérie, on place des cierges devant les Burchans, dieux ou idoles de ce pays. Dans les îles Moluques, on se sert de cierges dans le culte de Nito, ou le diable, qu'adorent ces insulaires. "Vingt ou trente personnes s'étant réunies, dit Hurd, on invoque le Nito, en frappant sur un petit tambour consacré, pendant que deux ou plusieurs personnes de la compagnie allument des cierges, et prononcent quelques paroles mystérieuses, qui ont, parait-il, le pouvoir de le conjurer.

 (Suite Part7)

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