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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 10:29

Justification par les œuvres

 

- Les adorateurs de Nemrod et de sa femme étaient, disait-on, régénérés et purifiés du péché par le baptême qui tirait son efficace des souffrances de ces deux divinités babyloniennes. Mais pour ce qui est de la justification, les Chaldéens croyaient que l'homme est justifié et accepté par Dieu à cause de ses œuvres et de ses mérites. C'est ce que confirment les réflexions de Christie, dans ses observations annexées aux "Mystères d'Eleusis", par Ouvaroff. M. Ouvaroff a fait remarquer que l'un des grands objets de ces mystères était de présenter à l'homme déchu les moyens de retourner à Dieu. Ces moyens étaient les vertus catholiques (c'est-à-dire les vertus qui effacent le péché par lesquelles il fallait vaincre une vie matérielle). C'est pourquoi les mystères étaient appelés Teletae, perfection, parce qu'ils étaient censés donner la perfection de la vie. Ceux qui étaient ainsi purifiés étaient appelés Téloumenoi ou Teteles-menoi, c'est-à-dire, amenés à la perfection, ce qui dépendait de l'action individuelle. Dans la métamorphose d'Apulie, qui fut initié aux mystères d'Isis, nous trouvons cette doctrine des mérites de l'homme clairement exposée. Ainsi la déesse est représentée comme s'adressant au héros du récit. "Si vous méritez la protection de ma divinité par une obéissance attentive, une dévotion religieuse et une chasteté inviolable, vous comprendrez que c'est grâce à moi, à moi seule, que votre vie peut s'étendre au-delà des limites assignées à votre destinée." Quand la même personne a reçu une preuve de la faveur supposée de la divinité, voici comment les dévots expriment leur joie : “Heureux ! Par Hercule ! Et trois fois béni celui qui a mérité par l’innocence et la probité de sa vie passée, une telle protection d'en haut !” Voilà pour la vie. À la mort aussi c'est par ses propres mérites qu'on obtient le grand passeport pour entrer dans le monde invisible, quoique le nom d'Osiris fût donné, comme nous le verrons, à ceux qui mouraient dans la foi. Quand les corps des personnages de distinction étaient embaumés (en Égypte), dit Wilkinson citant Porphyre, on leur enlevait les intestins, on les mettait dans un vase, sur lequel (après les rites ordinaires pour les morts) l'un des embaumeurs prononçait une invocation en faveur du défunt. La formule, d'après Euphrate, qui la traduisit de l'original en grec, était ainsi conçue : "Ô toi soleil ! Notre Maître souverain ! Et vous toutes déesses, qui avez donné la vie à l'homme, recevez-moi et réservez-moi une place parmi les dieux éternels. Pendant tout le cours de ma vie, j'ai scrupuleusement adoré les dieux que mes pères m'avaient appris à adorer ; j'ai toujours honoré mes parents auxquels je dois mon corps. Je n'ai tué personne, je n'ai trompé personne, je n'ai fait de tort à personne." Ainsi les mérites, l'obéissance ou l'innocence de l'homme étaient le grand argument. La doctrine de Rome sur cette question capitale de la justification du pécheur est absolument la même. Sans doute cela prouverait peu la parenté des deux systèmes de Rome et de Babylone ; car depuis Caïn jusqu'à nous, la doctrine du mérite de l'homme et de la justification personnelle a partout été naturelle dans le cœur de l'humanité dépravée. Mais ce qui est remarquable c'est que dans les deux systèmes, les symboles de cette idée sont absolument les mêmes. Dans la légende papale on nous dit que la balance de Dieu a été confiée à Saint Michel l'archange, et que dans les deux plateaux opposés de cette balance les mérites et les démérites des morts sont pesés avec équité, et selon que le plateau Penche d'un côté ou de l'autre, ceux-ci sont ou justifiés ou condamnés.

Or, la doctrine chaldéenne de la justification par la foi, c'est là un fait confirmé par les découvertes faites sur les monuments égyptiens, est symbolisée exactement de la même manière, avec cette seule différence que dans le pays de Ham les plateaux de la justice étaient confiés non à l'archange Michel, mais au dieu Anubis et que les bonnes et les mauvaises actions semblent avoir été jugées séparément ; ce dieu tenait un registre distinct, de telle sorte que lorsque les deux étaient additionnées et que la balance touchait à terre, le jugement était aussitôt prononcé […] C'est évidemment de la même manière que Babylone a symbolisé la justification par les œuvres. Aussi le mot écrit par l'Éternel sur la muraille, le jour où il annonça la destinée de Belshazzar, avait-il une profonde signification : "Ttekel, tu as été pesé dans la balance et tu as été trouvé trop léger." Dans le système des Parsis, qui a fait de grands emprunts au système chaldéen nous trouvons largement développé le principe du pesage des bonnes et des mauvaises actions. "Pendant trois jours après la décomposition, dit Vaux ("Ninive et Persépolis") dans son récit des doctrines des Parsis sur les morts, l'âme, dit-on, voltige autour de sa demeure d'argile, dans l'espoir de se réunir à elle ; le quatrième jour, l'ange Seroch apparaît et la conduit au pont de Chinevad. Sur ce pont, qui, dit-on, réunit le ciel et la terre, se tient l'ange de la justice, chargé de peser les actions des hommes ; lorsque les bonnes actions l'emportent, l'âme rencontre sur le pont une apparition éclatante, qui lui dit : Je suis ton bon génie ; j'étais pur à l'origine, mais tes bonnes actions m'ont rendu encore plus pur ; et posant la main sur le cou de l'âme bénie, elle la conduit au paradis. Mais si les mauvaises actions l'emportent, l'âme rencontre un spectre hideux qui lui hurle ces paroles : Je suis ton mauvais génie. J'étais impur à l’origine ; mais tes actions m'ont rendu encore plus impur ; grâce à toi nous demeurerons misérables jusqu'à la résurrection. L'âme coupable est alors entraînée dans l'enfer où Ahriman siège pour lui reprocher ses crimes." Voilà la doctrine du Parsisme. Il en est de même en Chine […]

 

- Quel homme pourrait jamais dire, quelque bon qu'il puisse se croire, si la somme de ses bonnes actions contrebalancerait ou non la somme des péchés et des transgressions que sa conscience peut lui reprocher ? Comme tout cela est différent du plan scripturaire, du plan divin de la justification "par la foi, par la foi seule, sans les œuvres de la loi", sans aucun égard pour les mérites de l'homme, simplement et seulement "par la justice de Christ qui est sur tous ceux et pour tous ceux qui croient", qui délivre dès maintenant et pour toujours de toute condamnation, ceux qui acceptent le Sauveur que Dieu leur offre et qui par la foi s'unissent à lui d'une manière vivante ! Ce n'est point la volonté de notre Père Céleste que ses enfants soient toujours sur cette terre dans le doute et les ténèbres sur ce qui touche le point capital de leur salut éternel. Un saint parfait peut lui-même être pour un temps abattu dans ses nombreuses tentations, mais ce n'est pas l'état naturel, normal, d'un chrétien véritable, qui connaît la plénitude et la libéralité des bénédictions de l'Évangile de paix. Dieu a donné à tout son peuple des raisons sérieuses de dire avec Jean : "Nous avons connu et nous avons cru l'amour que Dieu a pour nous" (I Jean 4 : 16) ou avec Paul : "Je suis assuré que ni la vie, ni la mort, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous a témoigné en Jésus (Yeshoua) " (Rom. 7 : 38, 39). Mais aucun homme ne peut tenir ce langage, "s'il cherche à établir sa propre justice", (Rom. 10 : 3), s'il cherche de n'importe quelle manière "à être justifié par ses œuvres". Une telle assurance, une telle paix ne peut venir que d'une confiance dans la grâce libre et gratuite de Dieu, donnée au Messie et avec le Messie qui est le don ineffable de l'amour du Père […]

 

-  C'est elle seule qui peut produire une vie d'obéissance affectueuse, cordiale, fidèle,  à la loi et aux commandements de Dieu ; c'est elle seule, lorsque la nature vient à manquer, et que le roi des épouvantements s'approche, qui peut donner aux pauvres et coupables enfants des hommes, la force de dire dans le sentiment profond de leur indignité : "Ô mort, où est ton aiguillon ? Ô sépulcre, où est ta victoire ? Grâces soient rendues à Dieu qui nous a donné la victoire par Yeshoua, notre Seigneur" (I Cor. 10 : 55, 57). Or, dans tous les âges le despotisme spirituel, celui du paganisme comme celui de la papauté, s'est toujours montré hostile à cette confiance en Dieu, à cette assurance du salut. Son grand objet a toujours été de tenir les âmes de ses partisans loin de la communion directe et immédiate d'un Sauveur vivant et miséricordieux, pour inspirer le sentiment de la nécessité d'une médiation humaine et pour s'établir ainsi sur les ruines des espérances et du bonheur de l'homme. Si l'on considère les prétentions de Rome à l'infaillibilité, et les pouvoirs surnaturels qu'elle attribue aux fonctions de ses prêtres pour la régénération et le pardon des péchés, on pourrait supposer, comme une chose naturelle, que tous ses sectateurs seraient encouragés à se réjouir dans l'assurance continuelle de leur salut personnel. Mais c'est tout le contraire qui a lieu. Après toute sa forfanterie et ses hautes prétentions, elle enseigne que le doute est pour l'homme un devoir jusqu'à la fin de sa vie sur la question de son salut. C'est ce que fait un article de foi du concile de Trente : "Nul homme ne peut savoir avec l'assurance infaillible de la foi s'il a obtenu la grâce de Dieu." Cette déclaration de Rome, tout en étant directement opposée à la Parole de Dieu, imprime sur ses hautaines prétentions le sceau de l'imposture ; car si nul homme, après avoir été régénéré par le baptême romain et après avoir reçu l'absolution de ses péchés, ne peut, malgré cela, avoir une assurance certaine de la possession de la grâce de Dieu, à quoi peut servir son opus operatum ? Cependant, en cherchant à tenir ses sectateurs dans le doute et l'incertitude naturelle au sujet de leur condition finale, elle est sage après l'avoir fait naître […]

Si un homme était autorisé à se croire à l'avance absolument sûr de la gloire éternelle, les prêtres auraient pu se croire en danger d'être volés de ce qui leur serait dû après sa mort, éventualité qu'il fallait prévenir à tout prix. Or, les prêtres de Rome ont copié dans tous les détails les prêtres d'Anubis, dieu des balances. Dans le confessionnal, lorsqu'ils ont un but à atteindre, ils augmentent le poids des péchés et des transgressions et alors, quand ils ont affaire à un homme riche ou puissant, ils ne lui laissent pas le plus faible espoir, aussi longtemps qu'il n'a pas jeté dans le plateau des bonnes œuvres de bonnes sommes d'argent, pour la fondation d'une abbaye ou quelqu'autre œuvre qu'ils ont à cœur […]

 

Ainsi l'un avec les plateaux d'Anubis, l'autre avec les plateaux de Saint-Michel, répondent exactement à la description divine d'Éphraïm dans son apostasie : "Éphraïm est un marchand ; les balances de tromperie sont dans sa main"   (Osée 12 : 7) […]

 

L’Anubis des Égyptiens est exactement le même que le Mercure des Grecs, c'est-à-dire le dieu des voleurs. Saint-Michel dans le système Romain répond exactement au même caractère. Grâce à lui, à ses plateaux et à la doctrine des mérites humains, ils ont fait de ce qu'ils appellent la maison de Dieu "une caverne de voleurs" ! Voler aux hommes leur argent est déjà bien mal, mais leur voler leurs âmes, c'est bien pis encore ! Dans les plateaux d'Anubis, les anciens païens, pour s'assurer de leur justification, devaient mettre non seulement les bonnes actions à proprement parler, mais des actions d'austérité et de mortification personnelle, afin de détourner la colère des dieux […]

 

                                                Le sacrifice de la messe.

 

- Si la régénération par le baptême, point de départ des croyances romaines, et la justification par les œuvres, sont toutes les deux d'origine chaldéenne, le principe contenu dans le sacrifice non sanglant de la messe ne l'est pas moins. Tacite nous apprend qu'il n'était pas permis d'offrir du sang sur les autels de la Vénus de Paphos. On immolait des victimes pour les consultations de l'Aruspice, afin de tirer des présages pour l'avenir, d'après l'inspection des entrailles de ces victimes ; mais les autels de la déesse de Paphos devaient être gardés purs de tout sang. Tacite montre que l'Aruspice du temple de la Vénus de Paphos fut amené de Cilicie parce qu'il connaissait les cérémonies de cette déesse ; c'était le moyen de les faire accomplir convenablement suivant la volonté supposée de Vénus, car les Ciliciens avaient une connaissance particulière de ces cérémonies. "Tarse, capitale de la Cilicie, fut bâtie par Sennachérib, roi d'Assyrie, sur le modèle de Babylone. Les religions des deux villes correspondent naturellement, et lorsque nous trouvons à Chypre (dont le prêtre venait de Cilicie) des sacrifices non sanglants, c'est, dans ces circonstances, une forte présomption que le sacrifice non sanglant y parvint par la Cilicie depuis Babylone. Cette présomption est grandement confirmée quand nous lisons dans Hérodote que cette coutume extraordinaire et abominable de Babylone, la prostitution des vierges en l'honneur de Mylitta, était observée aussi à Chypre, en l'honneur de Vénus. Mais le témoignage de Pausanias change cette présomption en certitude. "Tout près de là, dit cet historien, parlant du temple de Vénus à Athènes, se montre le temple de la Vénus céleste, qui fut d'abord adorée par les Assyriens, puis par les Paphiens de Chypre, et enfin par les Phéniciens qui habitaient Ascalon en Palestine. Mais les Cythéréens vénéraient cette déesse parce qu'ils avaient appris les rites sacrés par le moyen des Phéniciens." Ainsi la Vénus d'Assyrie c'est-à-dire la grande déesse de Babylone et la Vénus de Chypre, étaient une seule et même déesse, et les autels non sanglants de la déesse de Paphos montrent le caractère du culte particulier à la déesse de Babylone dont elle était dérivée. À cet égard, la reine déesse de Chaldée différait de son fils qu'on adorait dans ses bras. Il était, nous l'avons vu, représenté comme heureux de voir le sang répandu. Mais elle, comme mère de la grâce et de la miséricorde, comme céleste colombe, comme espoir du monde, était opposée au sang et était représentée avec un caractère doux et pacifique. Aussi à Babylone elle portait le nom de Mylitta, la Médiatrice. Celui qui lit la Bible, et sait qu'elle déclare expressément que de même qu'il y a un seul Dieu, il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et l'homme (I Tim. 2 : 5), doit se demander comment il pût jamais venir à l'esprit d'un homme de décerner à Marie, comme le fait l'église romaine, le caractère de médiatrice. Mais le caractère de Mylitta donné à la déesse babylonienne l'explique facilement. Pour justifier ce caractère de médiatrice, elle fut appelée Aphrodite, c'est-à-dire celle qui dompte la colère, celle qui par ses charmes pouvait calmer la colère de Jupiter, et apaiser les esprits les plus furieux des dieux ou des mortels. À Athènes on l'appelait Amarusia, c'est-à-dire la mère qui reçoit avec faveur. À Rome on l'appelait la bonne déesse, bona dea; les mystères de cette déesse étaient célébrés par des femmes, avec un secret particulier. Dans l'Inde la déesse Lakshmi, la mère de l'univers, la compagne de Vichnou est aussi représentée comme ayant le caractère le plus gracieux et le plus propice et ce caractère est désigné de la même manière que pour la déesse de Babylone. Dans les fêtes de Lakshmi, dit Coleman, on n'offre aucun sacrifice sanguinaire. En Chine, les grands dieux dont dépendent les destinées finales de l'humanité sont pour les esprits du peuple comme des objets de terreur ; mais la déesse Kuanyin, la déesse de miséricorde, qui d'après les Chinois de Canton offre de l'analogie avec la vierge de Rome, est décrite comme regardant les coupables avec un œil compatissant et s'interposant pour sauver même les âmes des malheureux, des tourments auxquels ils ont été condamnés dans le monde des esprits. Aussi les Chinois l'entourent-ils d'une faveur particulière. Ce caractère de la déesse mère a évidemment rayonné de Chaldée dans toutes les directions.

Or, nous voyons maintenant comment il se fait que Rome représente Christ, l'agneau de Dieu, doux et humble de cœur, qui ne brisait jamais le roseau froissé, qui n'éteignait point le lumignon encore fumant, qui avait pour chaque pénitent des paroles du plus doux encouragement, qui pleurait sur Jérusalem, qui priait pour ses bourreaux, comme un juge dur et inexorable, devant qui le pécheur pourrait ramper dans la poussière sans jamais être sûr que ses prières soient entendues, tandis que Marie nous est présentée avec l'éclat le plus irrésistible et le plus séduisant, comme l'espoir du coupable, comme le grand refuge des pécheurs. C'est ainsi que le premier, dit-on, s'est réservé pour lui-même la justice et le jugement, tandis qu'il a remis à sa mère l'exercice de toute miséricorde. Les ouvrages religieux de Rome les plus en vue sont envahis par ce même principe, exaltant la compassion et la douceur de la mère aux dépens du caractère aimant de son fils. Ainsi saint Alphonse de Liguori dit à ses lecteurs que le pécheur qui s'aventure à venir directement à Christ doit craindre son courroux ; mais s'il emploie seulement la médiation de la Vierge avec son Fils, elle n'a qu'à montrer à son Fils les mamelles qui l'ont allaité, et sa colère sera immédiatement apaisée. Mais où a-t-on pu trouver dans la Parole de Dieu une semblable    idée ? Certainement ce n'est pas dans la réponse de Jésus (Yeshoua) à cette femme qui s’écria : "Heureux le sein qui l'a porté et les mamelles qui l'ont allaité." Jésus(Yeshoua) répondit et lui dit : "Bienheureux plutôt sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique !" (Luc 11 : 27-28). Il n'y a pas à en douter, cette réponse fut inspirée par la prévoyance du Sauveur, pour réprimer dans sa formation toute idée semblable à celle qu'exprimé Liguori ! Et cependant cette idée qu'on ne trouve pas dans l'Écriture, que l'Écriture répudie expressément, était largement répandue chez les nations païennes. Ainsi, nous trouvons une représentation exactement parallèle dans la mythologie Hindoue au sujet du dieu Siva et de sa femme Kali, lorsque Dieu apparut comme un petit enfant. Siva, dit le Lingua Puran, apparut comme un enfant dans un cimetière entouré d'esprits, et en le voyant, Kali sa femme le prit dans ses bras, et le caressant lui donna le sein. Il suça le liquide doux comme le nectar ; mais comme il se mettait en colère, Kali, pour le distraire et l'apaiser, le serrant sur sa poitrine, se mit à danser avec ses spectres et ses démons au milieu des morts jusqu'à ce qu'il fût joyeux et ravi, tandis que Vichnou, Brahma, Indra, et tous les dieux prosternés louaient par leurs chants élogieux le dieu des dieux Kal et Parvati. Kali, dans l'Inde, est la déesse de la destruction; mais le pouvoir de la déesse mère a trouvé son introduction dans le mythe même qui concerne cette déesse de destruction, capable d'apaiser un dieu offensé par des moyens qu'on emploie d'ordinaire pour calmer un entant capricieux. Si l'histoire Hindoue montre son dieu des dieux sous un jour si dégradant, l'histoire papale honore-t-elle mieux le Fils du Dieu béni, lorsqu'elle nous le représente comme ayant besoin d'être apaisé par sa mère qui lui présente le sein qu'il a sucé ? Tout cela est fait uniquement pour exalter la mère, comme étant plus gracieuse et plus miséricordieuse que son glorieux Fils. Or, c'était précisément le cas à Babylone, et les offrandes favorites de cette déesse correspondaient exactement à ce caractère. Aussi voyons-nous que les femmes de Juda sont représentées comme brûlant l'encens, versant des libations, et offrant des gâteaux à la reine du ciel. Les gâteaux étaient le sacrifice non sanglant qu'elle demandait. Non seulement ses sectateurs offraient ce sacrifice non sanglant, mais ils y prenaient part lorsqu'on les admettait à des mystères plus élevés et faisaient de nouveaux serments de fidélité. Au IVe siècle lorsque la reine du ciel, sous le nom de Marie, commença à être adorée dans l'église chrétienne, ce sacrifice non sanglant fut aussi introduit. Épiphane déclare que l'usage de manger et de boire ce sacrifice commença parmi les femmes d’Arabie et qu'à cette époque on savait fort bien qu'il avait été emprunté aux païens. La nature même de ce sacrifice non sanglant de Rome indique clairement son origine.

 

- C'est une petite hostie mince et ronde et l'église romaine attache tant d'importance à cette forme ronde, que, pour nous servir de l'énergique langage de John Knox à propos de l'hostie-dieu (le dieu galette): "Si, en lui donnant la forme ronde, on brise la circonférence, il faut qu'un autre gâteau reçoive l'honneur d'être fait dieu, et le malheureux gâteau, brisé ou fendu, qui avait l'espoir d'être fait dieu, doit être donné à un enfant pour lui servir de jouet." Qu'est-ce donc qui a pu amener la papauté à insister autant sur la forme de son sacrifice non sanglant ? Évidemment ce n'est pas une allusion à l'institution divine du souper du Seigneur, car dans tous les détails qui nous sont donnés, il n'y a aucune allusion à la forme du pain que prit Notre Seigneur, lorsqu'il le prit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : "Prenez, mangez : ceci est mon corps, faites ceci en mémoire de moi." On ne peut pas s'appuyer davantage sur la forme du pain de la Pâque Juive ; car on ne trouve dans le livre de Moïse aucun commandement à cet égard. L'importance que Rome attache à la forme de l'hostie doit cependant avoir une raison ; cette raison, nous la trouvons en examinant les autels d’Égypte : "Le gâteau mince et rond, dit Wilkinson, se trouve sur tous les autels." Toutes les bagatelles, tous les riens du culte égyptien avaient une signification symbolique. Le disque arrondi, si fréquent dans les emblèmes sacrés de l'Égypte, symbolisait le soleil. Or, lorsqu'Osiris, la divinité du soleil, s'incarna et naquit, ce ne fut pas seulement pour donner sa vie en sacrifice pour les hommes, mais aussi afin d'être la vie et la nourriture des âmes. On admet généralement qu'Isis fut l'original de la Cérès des Grecs et des Romains ; mais Cérès, il faut le remarquer, était adorée non seulement parce qu'elle avait découvert le blé, mais aussi comme étant la mère du blé. L'enfant qu'elle mit au monde était Hé-Siri, la semence, ou comme on l'appelait le plus communément en Assyrie Bar, ce qui veut dire à la fois le Fils et le blé.

 

- Les non-initiés pouvaient vénérer Cérès pour le don du blé matériel qui nourrissait leur corps, mais les initiés l'adoraient pour un don bien plus précieux, pour la nourriture qui alimentait leurs âmes, pour ce pain de Dieu qui est descendu du ciel, pour cette vie du monde dont il est dit que celui qui en mangera ne mourra point. S'imagine-t-on que cette doctrine, d'après laquelle Christ est le pain de la vie, soit contenue seulement dans le Nouveau-Testament ? Il n'y a jamais eu, il ne pouvait jamais y avoir de vie spirituelle dans une âme, depuis la création, au moins depuis l'expulsion d'Éden, qui ne fut nourrie et entretenue par une continuelle nourriture au moyen du Fils de Dieu, "en qui il a plu au Père de faire habiter toute plénitude" (Colos. 1 : 19), afin que "par sa plénitude, nous recevions grâce sur grâce" (Jean 1 : 16). Paul nous dit que la manne que les Israélites mangeaient dans le désert était pour eux un type et un vivant symbole du pain de vie (I Cor. 10 : 3) : "Ils mangèrent tous la même viande spirituelle", c'est-à-dire la viande qui non seulement devait soutenir leur vie matérielle, mais les amener à celui qui était la vie de leurs âmes. Or, Clément d'Alexandrie, auquel nous devons beaucoup pour toutes les découvertes faites en Égypte dans les temps modernes, nous affirme expressément que, sous leurs caractères cachés, les énigmes des Égyptiens étaient très ressemblantes à celles des Juifs. Il est clairement établi que les païens initiés croyaient que le blé accordé au monde par Cérès n'était pas le blé de cette terre, mais le divin Fils, par lequel seul on peut jouir de la vie spirituelle et éternelle. Les druides étaient des adorateurs fidèles de Cérès et comme tels ils étaient célébrés dans leurs poèmes mystiques, comme porteurs des épis de blé […]

 

- Et maintenant le lecteur pourra comprendre pourquoi dans la sphère céleste la Vierge tient à la main un épi de blé. Cet épi de blé, dans la main de la Vierge, est précisément un autre symbole de l'enfant dans les bras de la reine-mère. Or, ce fils, symbolisé dans le blé, était le dieu soleil incarné, d'après l'oracle sacré, de la grande déesse d’Égypte : "Nul mortel n'a levé mon voile. Le fruit que j'ai produit c'est le soleil." Quoi de plus naturel, dès lors, que cette divinité incarnée, si elle est symbolisée comme le pain de Dieu, soit représentée par une hostie ronde, pour l'identifier avec le blé ? Est-ce une pure fantaisie ? Que le lecteur parcoure l'extrait suivant de Hurd, où sont dépeintes les décorations de l'autel romain, sur lequel on dépose l'hostie consacrée et il pourra se prononcer : "Un plat d'argent, de la forme d'un soleil, est placé en face du sacrement sur l'autel ; à la lumière des cierges, il produit un effet éblouissant." Que vient faire là ce soleil brillant, sur l'autel au-dessus du sacrement ou de l'hostie ronde ? En Égypte, le disque du soleil était représenté dans les temples, et le souverain et sa femme avec ses enfants étaient représentés comme l'adorant. Près de la petite ville de Babain, dans la haute Égypte, on voit encore une représentation d'un sacrifice au soleil, où deux prêtres adorent l'image du soleil. Dans le grand temple de Babylone, l'image dorée du soleil était exposée pour être adorée par les Babyloniens.

Dans le temple de Cuzco, au Pérou, le disque du soleil en or étincelant, était fixé au mur, afin que tous ceux qui entraient se prosternassent devant lui. Les Péoniens de Thrace adoraient le soleil ; et dans leur culte, ils adoraient une image du soleil en forme d'un disque au sommet d'un long bâton.

 

- Dans le culte de Baal comme le pratiquaient les Israélites idolâtres, au jour de leur apostasie, on observait également le culte de l'image du soleil, et il est frappant de voir que l'image du soleil, adorée par les apostats d'Israël, était élevée au-dessus de l'autel. Lorsque le pieux Josias entreprit l'œuvre de réformation, ses serviteurs, est-il écrit, (2 Chron. 34 : 4) en accomplissant leur œuvre, procédèrent ainsi : ils détruisirent, en sa Présence, les autels des Baals, et les images qui étaient au-dessus du soleil.

Benjamin de Tudela, le grand voyageur juif, donne une description frappante du culte du soleil qui, même dans des temps relativement récents, existait encore chez les Cushites de l'est, où nous voyons cette image du soleil adorée même de son temps. "Il y a un temple, dit-il, chez les descendants de Chus, qui est consacré à la contemplation des étoiles. Ils adorent le soleil comme un dieu, et tout le pays, à un demi-mille autour de la ville, est rempli d'autels qui lui sont dédiés. À l'aube du jour ils se lèvent et sortent de la ville pour attendre le lever du soleil : sur chaque autel on met en son honneur une image consacrée, non par l'image d'un homme, mais de l'orbe solaire confectionnée par l'art des magiciens. Ces globes prennent feu aussitôt que le soleil se lève, et résonnent avec un grand bruit, tandis que chacun, hommes et femmes, tenant à la main des encensoirs, brûlent de l'encens au soleil." Tout ceci prouve évidemment que l'image du soleil, fixée au mur ou sur l'autel, était l'un des symboles reconnus des adorateurs de Baal ou du soleil.

Et ici, dans une église soi-disant chrétienne, un plat d'argent étincelant, de la forme d'un soleil, est placé sur l'autel de telle manière que tous ceux qui viennent à cet autel doivent s'incliner humblement devant cette image. Je le demande, d'où aurait pu venir tout cela, sinon de l'ancien culte du soleil ou du culte de Baal ? Et quand l'hostie est placée de telle sorte que le soleil d'argent est en face de l'hostie ronde, dont la forme est un élément si important dans les mystères romains, qu'est-ce que cela peut signifier ? Cela montre à ceux qui ont des yeux pour voir que l'hostie elle-même n'est qu'un autre symbole de Baal ou le soleil. Si la divinité du soleil était adorée en Égypte comme la semence ou à Babylone comme le blé, c'est exactement de la même manière que l'hostie est adorée à Rome. "Blé, pain des élus, aie pitié de nous", telle est l'une des prières formelles de la litanie romaine adressées à l'hostie dans la célébration de la messe. Et l'une des conditions exigées pour pouvoir prendre l'hostie est exactement la même que celle qui était en vigueur dans l'ancien culte de la déesse babylonienne. Ceux qui y prenaient part devaient absolument être à jeun. C'est une condition strictement exigée. L'évêque Hay, expliquant cette loi, dit qu'il est indispensable que nous soyons à jeun depuis minuit, c'est-à-dire que depuis une nuit avant de recevoir l'hostie, nous n'ayons pris aucun aliment, aucune boisson, aucun remède. Si on considère que Nôtre-Seigneur Yeshoua institua la sainte communion immédiatement après que ses disciples eurent pris le repas pascal, une condition si formelle de jeûne doit sembler inexplicable. Mais considérez cette précaution concernant le sacrifice non sanglant de la messe à la lumière des mystères d'Éleusis, et tout cela s'explique aussitôt ; car la première question qu'on posait à ceux qui voulaient être initiés était celle-ci : êtes-vous en état de jeûne ? Et s'ils ne répondaient pas affirmativement on ne pouvait les initier. Sans doute dans certaines circonstances le jeûne chrétien est un devoir, mais tandis que ni la lettre ni l'esprit de l'institution divine n'imposent une règle aussi sévère que celle dont nous parlons, la formalité des mystères babyloniens nous en montre clairement l'origine. Quoique le dieu enfanté par Isis ou Cérès qui leur était offert sous le symbole d'une hostie ou d'un gâteau mince et rond, représentant le pain de vie, fût en réalité le soleil terrible, redoutable et brûlant, le terrible Moloch, néanmoins dans cette offrande, toute cette terreur était voilée, et tout ce qu'il y avait en lui de repoussant était rejeté dans l'ombre. C'est sous ce symbole consacré qu'il est offert à son indulgente mère qui, par sa miséricorde, adoucit ses jugements, et qui dispose de toutes les bénédictions spirituelles ; béni par sa mère, il est donné de nouveau pour être célébré comme étant le soutien de la vie, la nourriture et l'âme de ses adorateurs. C'est ainsi que la mère était la divinité favorite. C'est ainsi et pour les mêmes raisons, que la madone de Rome éclipse entièrement son fils comme étant la mère de grâce et de miséricorde.

Quant au caractère païen du sacrifice non sanglant de la messe, nous l'avons déjà suffisamment établi. Mais il y a encore à considérer un point qui montre encore mieux l'œuvre du mystère d'iniquité. Il y a sur l'hostie des lettres qu'il vaut la peine de lire. Ces lettres sont J. H. S. Que veulent dire ces lettres mystiques ? Pour un chrétien, ces lettres signifient Jésus Salvator, Jésus Sauveur des hommes. Mais qu'un adorateur romain d'Isis (car du temps des empereurs il y avait à Rome des adorateurs innombrables d'Isis) jette les yeux sur ces lettres, comment les expliquera-t-il ? Il le fera naturellement d'après son propre système d'idolâtrie, système maintenant bien connu, et lira Isis, Horus, Seb, c'est-à-dire : la mère, l'enfant et le père des dieux, en d'autres termes, la Trinité Égyptienne.

 Le lecteur s’imaginera-t-il que ce double sens soit accidentel ? Certainement non. Le même esprit qui transforma la fête du païen Oannes et en fit la fête du chrétien Joannes, conservant en même temps tout son ancien paganisme, a habilement tracé les initiales J. H. S. pour payer un semblant de tribut au christianisme, tandis qu'en réalité c'est le paganisme qui a toute la substance de l'hommage qui lui est rendu.

 Lorsque les femmes arabes commencèrent à adopter cette hostie et à offrir le sacrifice non sanglant, tous les vrais chrétiens virent tout de suite le vrai caractère de leur sacrifice. Elles furent traitées d'hérétiques et flétries du nom de Collyridiennes d'après le nom grec du gâteau qu'elles employaient. Mais Rome comprit que cette hérésie pourrait être utilisée ; aussi, bien que condamnée par la partie fidèle de l'église, la coutume d'offrir et de manger le sacrifice non sanglant fut patronnée par la papauté ; et maintenant, dans toutes les nations de la communion romaine, elle a remplacé le simple mais bien précieux sacrement du repas institué par le Seigneur lui-même.

(suite Part6)

 

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