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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 17:03

 

 

 

Par Antoinette Bremond (source Rehovot, )

 

Un sujet brûlant pour tous. Et pourtant, puisqu'ils existent, il faut en parler. Des Juifs qui croient que Jésus est le Messie d’Israël, et qui, tout en continuant à se dire juifs et tout en partageant la foi chrétienne, ne veulent pas « changer de religion ». Situation difficile car, pour les autorités rabbiniques, ils ne sont plus juifs, et pour les chrétiens des Églises traditionnelles...sont-ils vraiment chrétiens ? Et pourquoi ne sont-ils pas tout simplement catholiques, protestants ou orthodoxes ? Parfois ce qui semble « tout simple » devient problématique ! S’il n’y avait pas eu de Juifs pour reconnaître dans le Juif Jésus le Messie d’Israël, il n’y aurait jamais eu de chrétiens, de pagano-chrétiens. Il a fallu ces Juifs vivant il y a 2000 ans en Galilée pour dire : « Celui de qui il est écrit dans la loi de Moïse et dans les Prophètes, nous l’avons trouvé. C’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth ». (Jean 1.45). Quoi d’étonnant à ce que quelques Juifs d’aujourd’hui, et qui plus est en Israël, le découvrent, le reconnaissent comme Messie d’Israël et désirent en parler autour d’eux ? Avant, on parlait de judéo-chrétiens, maintenant ils s’appellent Juifs messianiques.


Mais Itshak creusa un troisième puit sur lequel on ne se querella plus; il le nomma Rehovot (Largesse) en disant: A présent l' Eternel nous a accordé largesse et nous prospérerons dans le pays.

" Le temple de l'avenir messianique sera à l'image de ce troisième puits il ne connaîtra ni contestation ni hostilité".

Histoire


Si, pendant le premier siècle de notre ère, les judéo-chrétiens appelés nazaréens puis chrétiens, faisaient partie de cette multiplicité de facettes du judaïsme de l`époque, très vite, ils furent exclus des synagogues. En effet après la destruction du Temple en 70 les pharisiens éliminèrent toutes les « sectes » juives.

Pendant les siècles qui suivirent, les Juifs embrassant la foi chrétienne s’intègrent à l’Église des nations perdant ainsi leur identité juive, aussi bien pour la synagogue que pour l’Église. « Tu n’es plus juif, tu es chrétien, tu as changé de religion ». Cette réalité est toujours actuelle dans le peuple juif : « Un Juif qui se convertit à une autre religion rompt ipso facto son appartenance à notre peuple » disait le 20 octobre 1998 le Grand Rabbin Samuel Sirat.

Pour l’Église il en était de même. Elle désirait établir une distinction nette entre Israël et l’Église. Par exemple au Synode de Nicée II (730), il fut décidé que toute expression de la foi juive serait bannie de l’Église : la circoncision, le shabbat, les fêtes juives. Il y a encore une cinquantaine d’années, un Juif, pour être baptisé, devait abjurer son judaïsme.


Christ Church - Jérusalem
C’est alors qu’en Angleterre, des chrétiens d’origine juive, pour se différencier des chrétiens des nations, fondent en 1813 les Benei Abraham, une association de Juifs chrétiens. Puis, en 1865 l’Union chrétienne hébraïque voit le jour, formée de Juifs qui, de par leur origine et leur foi en Jésus Messie d’Israël, se considèrent comme les successeurs des premiers disciples. En 1866 ces deux associations se groupent et forment l’Alliance chrétienne hébraïque. Après la Grande-Bretagne, c’est aux États-unis que se crée en 1915 l’Alliance chrétienne hébraïque américaine avec cette même vision de grouper les chrétiens d’origine juive et d’annoncer le Messie aux Juifs. En 1930 ces deux alliances se fédèrent en une Alliance chrétienne hébraïque internationale. Ses membres se distinguent des chrétiens par leur pratique proche du judaïsme. En 1939 ils sont environ 100 000 groupés dans des assemblées autonomes nombreuses surtout aux États-unis. Ces Juifs hébraïques vont peu à peu se faire appeler Juifs messianiques. Ce terme marque à la fois la spécificité des croyants issus du judaïsme et leur désir de souligner la continuité sans rupture avec leur origine. Ils ne se considèrent pas comme des Juifs convertis, mais des Juifs accomplis ou des Juifs croyants.


En 1965 cette alliance deviendra l’Alliance Internationale des Juifs Messianiques (IJMA). Très attentifs aux prophéties et à leur réalisation dans l’histoire contemporaine, ces Juifs messianiques voient dans la création de l’État d’Israël en 1948, le retour des exilés, la victoire israélienne de 1967 et la réunification de Jérusalem comme un « signe des temps » (Lc 21,24) annonçant la seconde venue du Messie.

Le groupe le plus connu, quoique minoritaire et très controversé, les « Juifs pour Jésus » agit dans deux directions : aider les chrétiens à retrouver l’origine de leur foi et annoncer aux Juifs le Messie.
En France, l’Alliance messianique française compte quelques centaines de membres.
En Israël.
En 1948, arrivait en Israël un ancien médecin colonial, juif de naissance, Zeev Koffsmann. Pendant son mandat en Côte d’Ivoire, au contact de l’église pentecôtiste, il avait, avec sa femme, reconnu Jésus comme le Messie d’Israël, tout en se considérant toujours juif à part entière. Révoqué de son poste par les autorités de Vichy pendant le deuxième guerre mondiale, il se sent poussé à venir en Israël et à y fonder une assemblée messianique : « L’assemblée messianique a quitté Jérusalem en 70 avec le peuple juif au moment de l’exil et y est revenu avec le peuple en 1948 » disait-il. C’est à lui qu’on doit le mot messianique pour caractériser les Juifs croyant en Jésus.

En 1950 il fonde l’Assemblée messianique d’Israël, qui deviendra l’Assemblée messianique de Jérusalem, désirant ainsi faire revivre l’Église primitive en rendant à la foi chrétienne sa véritable origine et son style de vie juif. Zeev pensait que les Juifs messianique seraient dans l’avenir un pont entre le judaïsme et le christianisme. Jésus-Christ y est nommé selon son nom hébreu : Yeshoua Hamashiah.

D’autres assemblées naissent dans le pays, formées au départ par des immigrants d’Europe en particulier. En 1973 on compte sept assemblées en Israël avec environ 1000 membres, juifs et non-juifs. En 1986, ils sont 3000, mais c’est surtout dans les années 1990 que ce mouvement grandit grâce à l’arrivée des immigrants de l’ancienne URSS. En 1999, environ 5000 messianiques se regroupent dans 69 assemblées et 12 groupes de maison. A Jérusalem, en 1986, il n’y avait que l’assemblée messianique fondée par Koffsmann, rue des Prophètes. En 2008, il y en a une vingtaine sans compter les groupes de maison. Combien en Israël ? C’est difficile à dire, tant ces assemblées sont fluctuantes, se divisant ou se joignant entre elles. On parle actuellement de 6000 à 10 000 messianiques dans le pays.   

Diversité, unité

Chaque assemblée messianique est autonome et a son caractère propre. Pourtant, malgré cette diversité, on peut tout de même parler du « mouvement messianique d’Israël ». Dans certaines villes, Jérusalem, Haïfa, Tel Aviv en particulier, des assemblées se retrouvent régulièrement plusieurs fois par an à l’occasion d’une fête pour louer ensemble, ou d’une crise politique, pour intercéder. D’autre part, des messianiques de diverses congrégations s’engagent ensemble dans les actions sociales, pour la musique ou pour le témoignage.

Depuis 1981 les pasteurs messianiques ont senti le besoin de se rencontrer. Une Conférence Nationale des pasteurs et anciens a lieu trois fois par an. Malgré quelques essais, aucune déclaration commune n’a pu être élaborée et aucune autorité centrale ne représente ce mouvement à l’échelon national. Des retraites spirituelles régionales et nationales organisées régulièrement semblent le mieux répondre aux besoins des leaders. Dès 2003, que cela soit en Galilée ou à Jérusalem, les pasteurs arabes évangéliques y sont également conviés. De même, les cadres des assemblées russes et amhariques restés pendant quelques années à l’écart à cause de la langue, se joignent actuellement aux retraites des pasteurs de langue hébraïque. Depuis 2001, une retraite bisannuelle de 3 à 4 jours dans le Néguev organisée au niveau national groupe 50 à 70 participants. Ils sont là pour écouter ensemble le Seigneur.

En 1997 les leaders messianiques israéliens créent leur propre réseau informatique permettant des relations et informations rapides intercommunautaires.

La musique

La louange ayant une place primordiale dans les assemblées, il fallait composer ou traduire des cantiques. En 1957 fut publié un livre de chants « Chir hadash » (un chant nouveau) avec 200 chants et hymnes dont la majorité était des cantiques évangéliques, souvent très beaux, traduits en hébreu. En 1976 un autre livre est publié avec 400 chants dont des Negro spirituals, des chants du renouveau charismatique et des assemblées messianiques d’Amérique. Tous traduits, bien sûr, en hébreu. Mais, très vite, apparurent des chants composés en hébreu, plus populaires et simples : quelques versets bibliques répétés. C’était plus facile à chanter pour les nouveaux immigrants. La guitare fit son entrée.

Dès 1979 les compositeurs messianiques israéliens organisent un congrès de musiciens messianiques, leur permettant de se faire entendre. Les meilleurs chants sont retenus et édités en livrets. En 1997 est publié un livre de chants messianiques, dont la plupart des paroles sont tirées de la Bible. Certains chants reprennent des prières juives du sidour (livre de prière).

Actuellement de jeunes compositeurs préfèrent souvent écrire des paroles de leur cru, exprimant leur foi, leur joie, leur amour pour Yeshoua. La musique très rythmée reste cependant souvent pauvre. « Allons-nous un jour, nous les Israéliens, écrire des hymnes, des symphonies, des oratorios, des œuvres qui tiennent la rampe ? » se demande David Loden, un des premiers musiciens messianiques d’Israël.

Depuis trois ans, accompagnée de batteries, de guitares électriques, et d’un piano, une chorale messianique, composée de jeunes et de quelques anciens, tous israéliens, se produit à Jérusalem. La salle est comble, et l’enthousiasme très israélien encourage ces jeunes artistes.

L’opposition

Du point de vue juridique les assemblées messianiques sont des associations déclarées (amouta). En général, leur présence est acceptée. Pourtant l’opposition existe.

Les messianiques sont accusés par certaines autorités juives d’être missionnaires. Il leur est reproché dans un document ratifié par les leaders des quatre dénominations juives (conservateurs, orthodoxes, libéraux et réformés) d’être « en conflit radical avec les intérêts communautaires et la destinée du peuple juif » et d’afficher un « judaïsme qui n’en n’est pas », ce qui leur permet « d’essayer de convertir leurs anciens coreligionnaires ».

Une loi fut votée en 1977 pour freiner ce mouvement. Interdiction d’évangéliser des mineurs et de proposer une aide matérielle en vue d’inciter à la conversion. Le reste est légal. 
En 1997 et 1998, deux nouvelles lois anti-missionnaires plus incisives sont présentées à la Knesset. Elles n’ont pas de suite. Il faut dire que beaucoup de ce que l’on raconte et répète sur ces « missionnaires », tenant souvent plus du mythe et du préjugé, est aujourd’hui sans fondement, sauf pour quelques rares exceptions.

L’organisation Yad Leahim (la main tendue aux frères) qui reçoit des subsides gouvernementaux pour son activé caritative, a un département anti-missionnaire très organisé et efficace. Découvrir les messianiques, les menacer et attirer parfois contre eux la haine des voisins, des patrons, des propriétaires et même des directeurs d’école. Dans certains cas extrêmes, les enfants « dépistés » doivent quitter l’établissement scolaire où les parents les avaient inscrits, et des adultes perdent leur travail, simplement à cause de leur foi. Depuis la naissance du mouvement messianique, des pasteurs en particulier ont été menacés et du matériel a été abîmé. Des graffitis ou posters avec la photo du « messianique » du quartier sont affichés : « Danger ». Certaines salles de culte ont été incendiées. Mais cela reste exceptionnel. Citons en particulier la communauté d’Arad harcelée par le groupe orthodoxe des Hassidim de Gour ces dernières années, et ses membres insultés publiquement.

Cette « haine profonde » qui apparaît dans certaines couches de la population n’a en fait rien d’étonnant tant la peur de se voir « ravir » des frères est latente. Peut-on penser que cette peur s’enracine dans une longue histoire de persécution et de conversions forcées ?

Un messianique, très discret, ayant été obligé de déménager avec sa famille, me disait : « Pourtant, je n’ai rien fait de mal. Je n’ai rien à cacher. J’ai simplement rencontré le Messie d’Israël ». On pense à ce que Jésus disait à ses disciples : « Vous serez haïs de tous à cause de mon nom » (Lc.21.17).

Quelques exemples récents :

  En avril, le tribunal local de Jérusalem avait accordé à une association messianique le droit de restaurer l’intérieur d’une maison lui appartenant depuis 20 ans et lui servant de lieu de réunion et d’activités caritatives en collaboration avec certains habitants du quartier. Mais le Conseil du quartier Rehavia de Jérusalem, mobilisé par une association anti-messianique et soutenu par le Parti national religieux, prit peur. Craignant l’influence que pourrait avoir ces messianiques sur le voisinage, sur les enfants en particulier, il a fait signer une pétition adressée à la Cour suprême pour arrêter les travaux en cours.

  L’atmosphère anti-messianique a culminé dans un attentat terroriste à Ariel, le 20 mars, contre un pasteur et sa famille, ayant failli coûter la vie au plus jeune fils de 16 ans grièvement atteint. L’enquête n’avance pas malgré la caméra installée devant la maison à cause des menaces. Etouffer cette affaire serait très grave, ouvrant la porte à d’autres attentats.

  Quelques rabbins ont essayé de boycotter le concours international de la Bible qui a lieu comme chaque année le jour de l’Indépendance. En effet, Yad Leahim avait découvert que l’une des quatre candidats ayant été sélectionnés par un concours préliminaire était une juive messianique de 17 ans. Pour ces rabbins, soutenus par les deux grands rabbins d’Israël, elle n’est donc plus juive et ne peut représenter Israël à ce concours. Mais du point de vue juridique, a déclaré le ministère de l’Education, elle est juive.
Le concours a donc eu lieu avec tous les candidats sélectionnés. Une jeune Israélienne de 15 ans a gagné le concours.

Pourtant, si en 1986 ma maîtresse d’oulpan disait : « les Juifs messianiques, cela ne doit pas exister », le climat actuel est différent. La population laïque en particulier est plus ouverte à la diversité de croyance. Dans la presse et la télévision on parle parfois favorablement de ces messianiques, de loyaux citoyens.

Jerusalem Institute of Justice (J.I.J)

Un jeune avocat messianique a créé et dirige cet Institut dont le nom suffit pour dire son but. Se référant à la Cour suprême d’Israël, cet Institut veut permettre entr’autres à tout Juif de trouver sa place en Israël, et cela quelle que soit sa foi.

Depuis deux ans et demi, douze Juifs messianiques auxquels le ministère de l’Intérieur refusait le droit de citoyenneté selon la Loi du Retour avaient demandé l’aide juridique au bureau d’avocats en lien avec J.I.J.
En avril 2008, cet Institut eut gain de cause : une décision fut promulguée par la Cour suprême stipulant que, selon la loi, « être juif messianique n’empêche personne d’être citoyen d’Israël selon la Loi du Retour ». Une décision très attendue.

J.I.J lutte pour permettre à la communauté juive messianique d’être reconnue comme étant simplement l’un des divers mouvements du monde juif. Cet Institut mène aussi d’autres combats, contre la pauvreté par exemple.

Le moshav Yad Hashemona

Yad Hashemona

En 1974 Seppo Raulu, finlandais, reçoit de Golda Meir le droit d’installer un moshav sur l’une de collines jouxtant Abou Gosh. Il vient avec quelques Finlandais bâtir un mémorial pour honorer la mémoire de 8 Juifs autrichiens réfugiés en Finlande et expulsés vers Auschwitz. C’est Yad Hashemona ( mémorial pour les huit ). Ces Finlandais protestants, venus pour aider Israël, y créent une entreprise de menuiserie. Les meubles et infrastructures communes affichent un pur style scandinave.

En 1989 trois Juifs messianiques israéliens se joignent à ces Finlandais.

Peu à peu des Juifs messianiques remplacent les pionniers finlandais. En 2008, sur les 15 membres fondateurs, seules 4 Finlandaises sont encore là. Ce village messianique se compose actuellement de 15 familles et de 8 célibataires : 38 membres et une quarantaine d’enfants. Tous ont la nationalité israélienne acquise parfois par le mariage. Une vingtaine de volontaires internationaux partagent leur vie et leur travail.

Ces dernières années, ce moshav s’est transformé en un centre touristique, avec maisons d’hôtes, salles de conférences et restaurant strictement cacher permettant des cérémonies religieuses, mariages, bar-mitzva, anniversaires... toutes tendances confondues.

En 2000, le moshav inaugure son « village biblique » permettant de découvrir les conditions de vie et de travail de l’époque biblique. Une foule de visiteurs israéliens viennent le visiter et souvent prendre un repas. Certains redoutent l’influence de ces messianiques. Mais pour Yad Hashemona la visite de ce musée biblique n’a rien à voir avec une velléité missionnaire. Le moshav dit aspirer à une cohabitation harmonieuse et vouloir trouver sa place dans la société israélienne. Sur ce point, son intégration semble parfaitement réussie.

Comme beaucoup de villages communautaires, Yad Hashemona est actuellement en cours de privatisation. Cet été, les 38 membres toucheront la totalité de leur salaire.

Conclusion

Ce mouvement est-il devenu un pont entre les Juifs et les chrétiens comme le désiraient ses précurseurs ? Il est temps que nous, les chrétiens, soyons attentifs à cette réalité nouvelle - mais à la réflexion plutôt ancienne - de l’existence de Juifs ayant rencontré le Ressuscité, Jésus Messie d’Israël, sans perdre pour autant leur judéité. Et qu’ils puissent compter sur notre solidarité et notre prière.

 

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« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mathieu 7 :21).

- Quelle est donc cette volonté que Jésus (Yeshoua) veut nous voir accomplir ?

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