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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 13:12

- Comme bon nombre de croyant, je me suis toujours posé des questions aux sujets des dons spirituels que Dieu peut donner. Bien qu’il existe plusieurs dons, le plus en vogue est celui du « parler en langues ». J’ai fréquenté un certain temps l’église de Pentecôte et j’ai toujours été étonné d’entendre des dizaines de personnes parler en même temps, en employant des mots inintelligibles, sous l’œil et l’oreille attentionnés du pasteur réjouis. Je ne remet pas en cause le don de « parler de nouvelles langues » je pense au contraire qu’il existe, de même que les autres dons (discernement, guérisons, prophéties, etc….), je pense surtout que parler en langues est à la porté de « tous »les chrétiens alors que les autres dons sont plutôt réservés aux « Pasteurs » (imaginons un chrétien ayant reçu le don du discernement et allant trouver son pasteur et lui faire quelques « remarques inspirées », quel vas être l’attitude de ce pasteur ?

Ou bien un autre chrétien aura le don de guérison alors que son Pasteur ne l’a pas ? Que vont penser les autres chrétiens ?

A mon avis, « le don de parler de nouvelles langues » est mal « interprété ou mal compris » par certain mouvements charismatiques pour qui, un véritable chrétien est un chrétien qui doit parler en langues !

 L’Apôtre Paul parlait plusieurs langues compte tenus des nombreuses villes et pays qu’ils traversaient, sachant que dans une même province il pouvait y avoir plusieurs dialectes. Sa connaissance des différentes langues étaient bien sur miraculeuse. Quand est-il aujourd’hui ? Combien de missionnaires arrivant dans un pays inconnu en connaissent-ils la langue sans l’avoir apprise ?

Dieu a-t-il besoins de folklore pour parler à ces enfants ? (Mt 6:6  « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. »)

A ce propos, j’ai trouvé il y a quelques temps, une petite brochure traitant du « parler en langue ». Je l’ai transcrite afin de pouvoir la mettre en ligne et en faire profiter ceux qui ne la connaissent pas. Je suis assez d’accord avec ce que l’auteur a écrit sur ce sujet, étant en harmonie avec la Parole de Dieu.


 -J’ai entendus une fois le témoignage d’un homme étranger assistant à une réunion chrétienne dans un pays n’étant pas le sien. A un moment donné il a entendu quelqu’un parler dans sa propre langue natale alors que cette personne n’avait jamais apprise cette langue. Ce genre de témoignage, bien que très rare, est tout à fait en adéquation avec ce que la Bible enseigne au sujet de « parler de nouvelles langues », don utile pour l’édification du Corps de Yeshoua.

 

Parler en langues.

(G. Steidl)

 

« …ils parleront de nouvelles langues »

(Marc 16 :17)

 

  

 

                                   Introduction

  

  Pourquoi le Seigneur Jésus, « oint de l'Esprit Saint et de puissance » (Actes 10. 38) n'a-t-il jamais parlé en langues ? Il était pourtant cet « homme qui a été accrédité de la part de Dieu... par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui » (Actes 2. 22), et il avait même donné ce pouvoir à ses disciples (Luc 9. 1). Mais ni lui, ni ses disciples avec lui, n'ont parlé en langues.

 C'est avant de remonter au ciel que le Seigneur annonce pour la première fois : « Ils parleront en d'autres langues » (Marc 16. 17). Si le Seigneur et ses disciples avaient déjà réalisé certains des « signes qui accompagneront ceux qui auront cru » : chasser les démons, guérir les infirmes..., ce signe-là était nouveau.

 C'est au moment où l'Église a été formée, par le baptême du Saint Esprit, le jour de la Pentecôte, que ce signe a été donné pour la première fois. Cette église prenait naissance parmi les Juifs, mais plus tard elle serait manifestée dans le ciel comme formée de tous ceux que le Seigneur « a achetés pour Dieu par son sang de toute tribu, et langue, et peuple et nation » (Apocalypse 5. 9). Dieu donnait ainsi au départ un signe manifestant ses pensées à l'égard de cet ensemble nouveau qui se formait. Ce n'était pas encore visible, et, pour les Juifs qui croyaient en Jésus comme étant le Christ, le Messie promis au peuple d'Israël, ce serait difficile à admettre. Mais le peuple de Dieu n'était plus la seule nation d'Israël, parlant une seule langue, il devenait le corps de Christ, composé de tous les croyants : « Nous avons tous été baptisés d'un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs... » (1 Corinthiens 12. 13). Dieu donnait un signe tangible de cette nouvelle réalité.

 

Jésus et ses disciples ne parlaient pas en langues. Le Seigneur disait à la femme cananéenne : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël » (Matthieu 15. 24). Mais, rejeté par Israël et crucifié, il devient le moyen de salut pour « quiconque croit en lui » (Jean 3. 16). Ce qui était annoncé depuis longtemps s’accomplit : « Je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu'au bout de la terre » (Esaïe 49. 6).

Si, donné au début de la formation de l'Eglise, ce signe annonçait ce qu'elle serait, il était aussi spécialement donné en témoignage au peuple d'Israël incrédule : « Il est écrit dans la loi :  « C'est en d'autres langues et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple ; et même ainsi ils ne m'écouteront pas, dit le Seigneur ». Ainsi les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules »               (1 Corinthiens 14. 21-22).

Alors devons-nous parler en langues ? Ce signe est-il encore « utile » selon ce que disait l'apôtre Paul :      « À chacun est donnée la manifestation de l'Esprit en vue de l'utilité »     (1 Corinthiens 12. 7) ?

 

 

                          Devrions-nous parler en langues ?

 

   Cette question s'impose à tout chrétien qui réfléchit au phénomène des langues — lequel a depuis longtemps bien dépassé les limites des cercles pentecôtistes, et s'est répandu dans presque chaque secteur de la chrétienté professant. Ne correspondant pas à une organisation structurée, ni à une uniformité de principe et de pratique, ce phénomène n'est pas facile à définir. Les plus absolus parmi ses adeptes prétendent que parler en langues (c'est-à-dire utiliser des mots inintelligibles pour autrui) est la seule preuve certaine que quelqu'un a reçu le Saint Esprit ; ceux qui ne parlent pas en langues ne seraient donc pas des chrétiens, dans le plein sens du mot. D'autres, plus modérés, admettent que parler en langues est seulement l'un des dons spirituels, et par conséquent tous les chrétiens n'en feraient pas l'expérience.

   En toute équité, il faut dire qu'un bon nombre de ceux qui parlent en langues affirment se rattacher au Seigneur Jésus comme Sauveur, et à la Bible comme la Parole inspirée de Dieu. Pourtant on peut trouver de ces personnes parmi les protestants libéraux, comme aussi dans les églises catholiques romaines, voire dans des religions non chrétiennes. Parfois même des personnes qui ne se préoccupent ni de Dieu, ni de religion, se plaisent à rechercher des sensations psychiques par une expérience de langues. (Glossolalie) *

On peut de même trouver un grand nombre d'opinions et d'attitudes diverses parmi ceux qui s'opposent au phénomène des langues. Certains psychologues estiment que c'est une pratique qui conduit à des désordres émotionnels et même à des dépressions. Parmi les chrétiens évangéliques, se font souvent jour des sentiments contradictoires à l'égard de ces manifestations : quelques-uns les ridiculisent ; d'autres les craignent ; d'autres encore sont troublés par une question secrète : « Ai-je perdu l'occasion d'une expérience vitale dans mon christianisme ? La plénitude du Saint Esprit fait-elle défaut dans ma vie ? »

    Beaucoup de croyants sont convaincus qu'une bonne partie de ces cas résulte d'une activité de Satan et de ses agents. Tel écrivain l'appelle : « une nouvelle manifestation de la ruse de Satan où le moi domine et substitue une excitation factice à des valeurs spirituelles réelles ; un fort besoin d'émotions psychiques vient ainsi remplacer la méditation de la Parole de Dieu, et devient un obstacle à la croissance et à la maturité ».

    Une question d'importance vitale, pour tout chrétien qui désire connaître et suivre la parole de Dieu, est celle-ci : « Jusqu'à quel point l'expérience de langues surnaturelles telles que la Bible les rapporte, est-elle comparable à l'expérience des milieux charismatiques ? » Considérer de près et comparer les textes de l'Écriture qui traitent de ce sujet nous aidera à répondre à cette question.

  *(La glossolalie, du grec ancien  glôssa, « langue » et laleô, « parler » est la faculté de parler ou de prier à haute voix dans une langue étrangère (xénolalie) totalement inconnue de la personne qui parle. Des phénomènes de glossolalie ont été rapportés entre autres dans le christianisme, le chamanisme et le spiritisme)

 

                                 Pourquoi les langues ?

 

        Nous commençons notre étude en citant le seul verset de toute la Bible qui spécifiquement nous présente le motif du don des langues : « Les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules » (l Cor. 14, 22). Nous examinerons ce verset en détail plus loin. Pour l'instant, je vous invite simplement à le garder en vue, tandis que nous considérons les divers textes qui font référence aux langues dans le Nouveau Testament. Vous serez étonnés de la beauté et de l'exactitude de la parole de Dieu en voyant combien tous ces textes concordent. Dans chaque cas mentionné, le don des langues fournissait un signe aux incrédules.

Encore un mot sur la signification du mot « langues », traduction d'un mot grec « glossa », qui a trois acceptions dans l'Ecriture :

1.      la langue comme un organe de la parole : Marc 7, 33.

2.      un langage : Apocalypse 5, 9.

3.      le don surnaturel de parler d'autres langues sans les avoir apprises : 1 Corinthiens 12, 10.

    Dans ces lignes nous nous occupons de la troisième signification, que nous retrouvons dans les textes suivants :

   Marc 16, 17 :« ... ils parleront de nouvelles langues ».

 

    Après avoir confié à ses disciples la mission de prêcher et de baptiser dans le monde entier, le Seigneur Jésus mentionne certains signes qui accompagneraient ceux qui croiraient. L'un d'eux était : « Ils parleront de nouvelles langues ». En d'autres mots, ils recevraient le pouvoir de parler des langues qu'ils n'avaient pas apprises.

 

    Les premiers chapitres des Actes mentionnent certains signes par lesquels Dieu rendait témoignage aux apôtres lorsqu'ils commençaient à répandre l'Evangile, spécialement parmi les Juifs. Il accréditait ce petit groupe d'hommes « illettrés et du commun » comme les instruments par lesquels il introduisait une chose toute nouvelle au milieu d'un monde hostile. Le vieux vin du judaïsme était remplacé par le vin nouveau du christianisme. Par le moyen de signes, Dieu marquait le premier pour le jugement, et mettait son sceau sur les messagers du second.

  On pourrait poser la question suivante : Les prédicateurs de l'Evangile aujourd'hui n'ont-ils pas besoin de signes qui les accompagnent ? La déclaration de Paul aux Thessaloniciens nous donne la réponse : « Notre évangile n'est pas venu à vous en paroles seulement, mais aussi en puissance, et dans l'Esprit Saint, et dans une grande plénitude d'assurance, ainsi que vous savez que nous avons été parmi vous pour l'amour de vous ». Si nous, chrétiens, recommandions l'Évangile que nous prêchons par la vie que nous menons, nous n'aurions besoin d'aucun autre appui extérieur devant un monde qui nous observe. Dieu veut opérer en puissance pour le salut des perdus, et nous n'avons pas à perdre du temps et de l'énergie pour réactiver les signes et les miracles qu'Il avait trouvé bon d'utiliser pour l'introduction du christianisme.

 

   Actes 2, 1 -12 : « Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint, et commencèrent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'énoncer ».

  Au jour de la Pentecôte, le Saint Esprit est venu selon la promesse de Christ, et a baptisé tous les croyants pour être un seul corps. Ils ont tous été remplis du Saint Esprit et ont commencé à parler d'autres langues. Comme résultat de ce signe spécial, des Juifs de toutes nations sous le ciel, entendant les disciples parler dans leur propre langage, « étaient hors d'eux-mêmes, et en perplexité, disant l'un à l'autre : Voici, tous ceux-ci qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ? Et comment les entendons-nous, chacun dans son propre langage, celui du pays dans lequel nous sommes nés ? »

   Pierre saisit cette occasion pour annoncer l'Evangile, et trois mille personnes crurent.

On peut cependant remarquer que Pierre n'a pas prêché dans une langue spéciale. Dieu s'est simplement servi de cette occasion pour, par le signe des langues, accréditer ses serviteurs envers ces Juifs. Ceci est en harmonie avec Marc 16, 17, Hébreux 2, 3-4 et 1 Corinthiens 14, 22.


Actes 2, 41-47 : « Ceux donc qui reçurent sa parole furent baptisés.. et ils persévéraient.. »

    Aucune mention n'est faite que ces trois mille Juifs qui ont cru à cette occasion aient parlé en langues, quoiqu'ils aient fait bien d'autres choses qui indiquaient une croissance spirituelle et la joie dans le Seigneur.

On peut dire de même des cinq mille qui ont cru selon que cela nous est rapporté en Actes 4, 4.

 Plus loin, au verset 31 de ce même chapitre, lorsque les disciples, ayant prié, ont été remplis du Saint Esprit et annonçaient la Parole de Dieu avec hardiesse, aucune mention n'est faite de parler en langues.

Il en est de même des croyants ajoutés au Seigneur, en Actes 5, 14, — des disciples qui se multipliaient beaucoup en Actes 6, 7, des convertis de Samarie en Actes 8, — et de

L’eunuque d'Ethiopie dans le même chapitre. Il n'est jamais mentionné qu'aucun d'eux ait parlé en langues.


Actes 9, 1-22 : « ... Recouvre la vue et sois rempli de l'Esprit Saint ».

La conversion du grand apôtre Paul mérite une mention spéciale. La Parole ne dit pas qu'il ait parlé en langues à cette occasion, quoiqu'il ait recouvré la vue et ait été rempli du Saint Esprit. Nous comprenons cependant par 1 Corinthiens 14, 8 que Paul parlait en langues. Nous y reviendrons dans un moment.

En Actes 9, 42, aucune allusion au parler en langues n'est faite à propos de ceux qui croyaient au Seigneur Jésus à Joppé, quoique la résurrection de Dorcas leur eût, de toute évidence, fait grande impression.

 

   En résumé, avez-vous remarqué que dans les neuf premiers chapitres des Actes, les langues ne sont mentionnées que dans une seule circonstance, lors de la Pentecôte, au chapitre 2 . Pourtant à bien des occasions l'Évangile a été présenté avec puissance ! Plusieurs personnes qui ont cru en Christ sont dites avoir été remplies du Saint Esprit. L'assemblée de Dieu était en pleine croissance, tandis que les croyants faisaient l'expérience de :

  - La puissance dans la communion, Actes 2, 46-47

  - La puissance dans la prière, Actes 4, 23 -31

   - La puissance pour résoudre les problèmes,  Actes 7, 1-7

   - La puissance pour rendre témoignage, Actes 8, 4-5

   - La puissance dans la marche pratique, Actes 9, 31

Et tout cela sans qu'il soit fait mentions de langues ! Il est bien triste qu'aujourd'hui certains chrétiens semblent ne pas attacher d'importance à ces textes, pourtant simples, et soient convaincus qu'ils ne peuvent pas expérimenter une puissance spirituelle dans leur vie, à moins qu'ils « parlent en langues ». A tous ceux-là je voudrais dire, en toute humilité : Demeurez en Christ et vous porterez beaucoup de fruit, car votre force est en lui, pas dans des expériences. Séparés de lui, vous ne pouvez rien faire (voir Jean 15, 1-7).

 

  Actes 10, 34-48 : « ... Ils les entendaient parler en langues et magnifier Dieu » (v. 46). Pour la deuxième fois le livre des Actes nous parle de croyants parlant en langues ; pourquoi dans ce chapitre ? Dieu s'était servi de Pierre le jour de la Pentecôte pour présenter aux Juifs un Sauveur ressuscité et glorifié. Il utilise maintenant le même instrument pour présenter le même Sauveur aux Gentils réunis dans la maison de Corneille.

Mais pour quelle raison Dieu a-t-il donné des langues à cette occasion ? En quelle manière étaient-elles un signe pour les incrédules ?

Il n'était pas facile à Pierre de se rendre chez des Gentils. Dieu a dû se révéler à lui dans une vision spéciale pour faire tomber ses préjugés juifs (Actes 10). Mais « ceux de la circoncision » à Jérusalem n'avaient pas eu cette vision. Ils disputaient avec Pierre, lui reprochant d'avoir fait ce qui était illégal pour un Juif : entrer chez des hommes incirconcis, et manger avec eux. Pierre, invoquant le témoignage de ceux qui l'avaient accompagné à la maison de Corneille, se mit alors à leur expliquer son attitude, et conclut : « Si donc Dieu leur a fait le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je moi, pour pouvoir l'interdire à Dieu ? (Actes 11, 17).

 

Quel en fut le résultat ? — « Ayant ouï ces choses, ils se turent et glorifièrent Dieu disant : Dieu a donc en effet donné aux nations la repentance pour la vie ! » Ne pouvons-nous pas en conclure que le signe miraculeux des langues, comme à la Pentecôte, avait fourni à des esprits attardés dans leurs préjugés, la preuve que Dieu faisait tomber les barrières qui séparaient les hommes ? Il renversait la sentence de Babel, amenant Juifs et Gentils à être unis en un seul corps, et mettait ainsi de côté le judaïsme. Il devait être réservé à l'apôtre Paul d'exposer en détail cette grande vérité (voir 1 Cor. 12 et Eph. 2), mais le signe (des langues) en donnait déjà une idée.

 

Actes 13, 48-52 - « ... Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent... Et les disciples étaient remplis de joie et de l'Esprit Saint ». Antioche de Pisidie avait été témoin des travaux de Paul et de Barnabas, au début de leur premier voyage missionnaire. La Parole avait été largement rejetée par les Juifs, mais bien des Gentils s'étaient tournés vers le Seigneur. Il n'est point fait mention qu'aucun d'entre eux ait parlé en langues, quoiqu'ils aient été remplis du Saint Esprit.

   Les immenses travaux de Paul durant ses trois voyages sont rapportés dans le reste du livre des Actes. Bien des lecteurs se sont étonnés qu'aucune des personnes converties par le moyen de son ministère n'ait parlé en langues (du moins autant que le texte biblique en fasse état) avec une seule exception :

Actes 19, 11-6 :« ... L'Esprit Saint vint sur eux et ils parlèrent en langues et prophétisèrent ». Les circonstances entourant cette troisième et dernière occasion où les langues sont mentionnées dans le livre des Actes, sont très différentes des deux premières. A Jérusalem, cadre de la Pentecôte, le don des langues avait été un signe pour la multitude des Juifs qui s'y trouvaient rassemblés. Seule une famille et ses invités avaient été témoins de la seconde occasion dans la maison de Corneille à Césarée, mais Dieu s'en était servi comme d'un signe pour les esprits juifs remplis de préjugés. Nous nous trouvons maintenant à Éphèse : la capitale renommée de l'Asie, gardienne du temple de Diane, centre cosmopolite de commerce, religion, culture et gouvernement. Pourquoi les langues sont-elles de nouveau mentionnées justement là ?

   Considérons d'abord dans ses grandes lignes l'œuvre du Seigneur à Ephèse. Bien des personnes y acceptèrent l'Evangile. De fait Paul y reste au moins deux ans ; Ephèse devient un centre à partir duquel       « tous ceux qui demeuraient en Asie ouïrent la parole du Seigneur, tant Juifs que Grecs » (Actes 19, 10). La ville est témoin des miracles remarquables accomplis par les mains de Paul, mais aussi de la défaite humiliante de ces Juifs exorcistes qui avaient essayé d'imiter la puissance de Dieu. Là s'élèvent les flammes consumant les livres de magie et d'occultisme, d'une valeur de cinquante mille pièces d'argent, que brûlaient les nouveaux convertis. Il s'y déchaîne aussi la colère terrible des artisans païens qui risquaient d'être frustrés de leur gagne-pain, ainsi que les cris et le tumulte d'une cité en folie. Et pourtant, dans une telle ville, « la parole du Seigneur croissait et montrait sa force ».

 

  Au milieu de ces multitudes qui se tournaient vers le Seigneur et donnaient de telles preuves d'une véritable conversion, l'Ecriture ne parle que de douze hommes qui aient parlé en langues ? Notons quelques détails à propos de ces douze hommes :

1.      Ils avaient été baptisés du baptême de Jean.

2.      Avant leur conversation avec Paul, ils ignoraient que le Saint Esprit avait été donné.

3.      Après leur baptême au nom du Seigneur Jésus, Paul leur impose les mains, le

Saint Esprit vient sur eux, et ils parlent en langues.

Comment le fait que ces douze parlaient en langues était-il un signe pour les incrédules ? La réponse devient claire si nous pensons au récit complet. Dans une ville composée d'adorateurs païens de Diane, de Juifs orthodoxes, d'adeptes de la magie tant parmi les Juifs que les gentils, Dieu par ce signe mettait en évidence ces douze hommes qui s'étaient tournés vers Jésus Christ. Il donne encore des signes supplémentaires par les miracles remarquables opérés par l'apôtre Paul en guérison et en exorcisme. L'effet cumulatif a été puissant pour établir le christianisme et dépouiller de leur influence et le judaïsme et le paganisme.

   Mais n'est-il pas significatif que Paul ne fasse aucune mention de l'importance, de la nécessité, ou de la continuation d'aucun de ces dons — signes, lorsqu'il parle aux anciens d'Ephèse dans Actes 20, 17-35 ? Ou lorsqu'il écrit l'épître aux Ephésiens, quelques années plus tard ? L'Esprit de Dieu le conduit plutôt à occuper les cœurs et les esprits des vérités précieuses de Christ qui ont une valeur durable et constante. Le témoignage de Dieu avait été établi, et les dons-signes n'étaient plus nécessaires.

 ( A suivre)

 

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commentaires

Claire 25/06/2011 22:02


Merci pour ce document très interressant à lire. je rajoute qu'il semble que Paul parlait plusieurs langues étrangères, dont le grec, l'araméen, l'hébreu, le latin. D'autre part, certains supposent
qu'il aurait été membre du sanhédrin, et à ce titre il devait connaitre un grand nombre de langues étrangères. Cela expliquerait il ses paroles "je parle en langues plus que vous tous" ?


passant 26/10/2010 15:30


Concernant les "autres dons" qui seraient "réservés aux pasteurs"...

Ananias était un pieux disciple du Seigneur : il a imposé les mains à Saul pour sa guérison, et il l'a aussi baptisé (Actes 9). Ananias n'était ni apôtre, ni pasteur. Dans 1 Corinthiens 12, Paul
met l'accent sur de la diversité des charismes dans l'assemblée.


Christian Douce 29/10/2010 20:43



Merci pour votre commentaire.


C’est exact. Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, n’était ni Pasteur, ni prophète, ni théologien et n’avait pas fait de
grandes études dans une université Biblique quelqu’onque.


 Simplement, il craignait Dieu et était remplis de son Esprit. Ananias prêchait l’Évangile à Damas, lorsqu’une nuit il fut appelé par une vision à se
rendre auprès du fameux Saul de Tarse : l’Apôtre Paul. Ce passage de l’Évangile devrait redonner un peu de courage et de foi à tous les croyants, ceux qui n’ont pas de fonctions
particulières dans l’assemblée, se sentent oubliés, et qui pensent à tort que les dons de l’Esprit ne sont pas pour eux.


 « Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je fais miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’ai compassion.  Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. Car l’Écriture dit à Pharaon : Je t’ai suscité à
dessein pour montrer en toi ma puissance, et afin que mon nom soit publié par toute la terre. Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut. » (Romains 9 :15) Il
en est de même pour les Dons.


C’est dans les petites choses, les choses simples, que Dieu aime à se manifester.



La-petite-rien-du-tout 29/08/2010 17:44


Salut et Paix
Je n'ai pas tout lu, mais il est évident que dans un certain nombre d'assemblées charismatiques, les fidèles ont envie de se distinguer et le parler en langues est idéal pour cela. Il est aussi
manifeste que les missionnaires qui partent pour un pays dont il ne connaissent pas la langue et sont obligés de l'apprendre rapidement, ont un coup de main de l'Esprit Saint pour le faire ds des
délais étonnants!
Dieu est maître de ses dons. Il est tj le potier! Et il est difficile de distinguer celui qui a reçu un don sans le vouloir (ex Jérémie) et celui qui aspire tellement à avoir un don qu'il finit par
se l'approprier au point de ne plus savoir si c'est Dieu qui le lui a donné. C'est le pb, par ex, des personnes qui disent en toute bonne foi, avoir reçu des paroles de Marie. C'est l'Evêque qui
est chargé de discerner.
Dans les assemblées charismatiques il y a une grande charge d'émotion. Mais il est vérifié que parfois, certains sont investis d'esprit prophétique momentanée et font ainsi des conversions. En
Occident l'Eglise "habituelle" est assez allergique à toute manifestation, trop cérébrale, ce qui n'est pas meilleur non plus!
Ne réagissez pas en "peuple" car Jésus est venu expliquer un destin individuel pour chacun, mâtiné de destin collectif dans la Communion des saints.
Ma prière vous accompagne


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  • : MESSIANISITE. La Vérité sur le Messie YESHOUA.
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  • : Un site pour les Croyants Messianiques et pour tous ceux qui recherchent la Vérité.La Parole de Dieu nous enseigne que le monde tel qu’il est, est destiné à une fin et un jugement, nul ne doit l’ignorer. Le Salut est pour tous, sans exceptions. Mais pour cela, un retour aux racines de la Foi est nécessaire. Ces racines prennent naissance dans les livres de la Thora et se prolongent dans les Évangiles. Ne refusons pas la main tendue par notre Adon Yeshoua, bientôt il sera trop tard.
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Véritables Croyants.

« Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! Et ne faites vous pas ce que je dis ? » (Luc 6:46.) 

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Mathieu 7 :21).

- Quelle est donc cette volonté que Jésus (Yeshoua) veut nous voir accomplir ?

- Un très grand nombre de Croyant (ou Chrétien) pense qu’il suffit de croire pour être sauvé. Pourtant ce n’est pas ce que la Parole de Dieu nous enseigne. Il faut croire, certes, mais ce n’est pas suffisant, il faut aussi mettre la Parole de Dieu en pratique. Pour cela il faut bien connaitre les Ecritures, les étudier, les comprendre et les pratiquer.


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